Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des rats dans les vides sanitaires des immeubles ainsi que dans des endroits publics et même dans les écoles primaires, l’APC a programmé une opération de dératisation. Ainsi, l’entreprise de désinfection et d’entretien Chellouche Ahmed est à pied d’œuvre. « Nous avons l’expérience dans ce domaine. Et nous savons à quel moment il faudra poser ces appâts empoisonnés. Nous avons déjà réalisé cette action dans les vides sanitaires des cités 200 logements et des 250. La prochaine étape sera les écoles primaires », nous confiera une source proche de l’entreprise. Selon les habitants de ces logements, ces rongeurs les inquiétaient au plus haut point. « En plus des maladies qu’ils pourraient transmettre, ils s’invitent même chez nous. Ils empruntent les conduites d’assainissement et sortent dans nos sanitaires. Vraiment, ils constituent un véritable danger », nous dira un résidant de la cité des 200 logements. Nous avons appris que des dizaines de rats ont été collectés avant d’être incinérés. « Nous ne les laissons pas sur les lieux. Les équipes de la voirie sont chargées de les dégager de ces endroits », ajoutera notre première source. Dans les écoles primaires, ce sont surtout dans les toilettes, souvent mal entretenues, que ces rongeurs apparaissent souvent et aussi même tout près des cantines scolaires où ils viennent fouiner dans les ordures et les restes de nourriture. Par ailleurs, le gérant de la dite entreprise nous apprendra qu’en plus de cette opération, l’abattage des chiens et chats errants lui a été confié. « Dès que nous aurons clôturé cette action, nous passerons à la seconde. C’est pour la troisième fois que nous menons en une année une telle opération dans cette commune », dira-t-il. Et de poursuivre : « si de nombreux canidés ont été déjà tués, il n’en demeure pas moins que d’autres sont arrivés sur les lieux. Cela est dû aux propriétaires de ces bêtes qui les abandonnent dans la rue notamment quand il s’agit des femelles. Et avec la reproduction, leur nombre augmente très vite. C’est toujours un danger. Il faudrait que les pouvoirs publics sanctionnent ces personnes qui jettent ces bêtes dans la rue. Et pourquoi ne pas créer une fourrière canine où ces animaux seront dressés et peut être même par la suite vendus à ce qui les solliciteront. Car, c’est aussi un crime de tuer ces canidés ». En définitive, tout le monde se demande quand une loi qui protègera ces bêtes verra le jour d’une part, et qui sanctionnera les contrevenants, d’autre part.
Amar Ouramdane
