Le délégué aux risques majeurs au ministère de l’intérieur et des collectivités locales, Tahar Melzi a fait état, hier, à Alger d’un comité intersectoriel au niveau de la délégation nationale de risques majeurs, qui sera installé prochainement. Intervenant au forum du quotidien «El Moudjahid», M.Melzi a affirmé que ce comité sera représenté par les ministères, les centres et les organisations qui sont concernées par cette question. Le chargé de la communication au niveau de la protection civile, le colonel Farouk Achour est revenu sur le bilan final des deux dernières secousses qui ont frappé avant-hier, la wilaya de Blida. «Les services de la protection civile ont recensé trois blessés et 10 évacuations des personnes paniquées», a fait savoir, M.Achour.
Dans ce sillage, le même responsable a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des citoyens, afin qu’ils puissent faire face aux risques majeurs, dont les tremblements de terre. A ce titre les services de la protection civile ont initié une campagne de sensibilisation, depuis le mois de septembre passé au profit des élèves. «Depuis le lancement de cette campagne 1080 établissements scolaires ont été visités », a indiqué M. Achour. Ce dernier a souligné également que le plan d’action qui sera mis en place pour l’année 2015, par la protection civile, « cible à instaurer une nouvelle culture de réaction quant aux risques majeurs », a-t-il dit. Par ailleurs, le directeur général du centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG), Chaouche Yelles, a estimé qu’actuellement ; il reste impossible de prédire les tremblements de terre qui peuvent se produire dans l’avenir. « La prédiction à cous terme est impossible, mais si la région est sismique, forcement elle connaîtra des séismes dans le futur », a souligné M.Yelles, qui a indiqué que la zone du grand Maghreb est classée comme une zone d’activité sismique modérée. « Le CRAAG enregistre une moyenne de deux à trois secousses par jour, ce qui fait 80 à 100 secousses par mois, dont la majorité n’est pas sentie par les citoyens », a-t-il dit. Interrogé sur les centres internationaux qui annoncent l’intensité des tremblements de terre qui se produisent en Algérie, avant le CRAAG, M.Yelles, dira que, « son organisme a un système d’alerte moderne, mais il s’agit de vérifier l’information qui doit être fiable », a-t-il expliqué.
Samira Saïdj
