Sour El-Ghozlane : Après une semaine de contestation des villageois d’Ouled Tadjine et Ouled Gacem – Mâaskri désamorce la crise

Les délégations des villageois d’Ouled Tadjine et Ouled Gacem sont ressorties «satisfaites», avant-hier jeudi, de leur entrevue avec le wali de Bouira, M. Nacer Mâaskri. Ce dernier a pour ainsi dire «désamorcé» la crise qui s’est installée depuis une semaine, au niveau de la commune de Sour El-Ghozlane, sise à une quarantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira. En effet, cette réunion, qui devait avoir lieu mardi dernier, a finalement été reportée à la dernière minute pour avant-hier, pour cause de fermeture du siège de la daïra de Sour El-Ghozlane. Ainsi, six membres de chaque village ont été reçus par le premier magistrat de Bouira qui a su apaiser les esprits et trouver les mots justes pour expliquer la situation aux manifestants. Selon les membres de ladite délégation, le wali s’est engagé à transmettre le dossier d’étude du projet de raccordement au gaz naturel (principale revendication des villageois), au ministère des Énergies et des Mines. «Le wali a fait preuve d’une grande écoute face à nos doléances. Il a privilégié le dialogue et contrairement au chef de daïra et encore moins le maire de Sour El-Ghozlane, qui nous ont carrément ignorés et méprisés, lui, a su être attentif à nos exigences», expliquera un membre de la délégation d’Ouled Tadjine. Pour ce qui est de l’étude en elle-même, nous apprendrons de la bouche du wali, que la première estimation du projet s’élève à trente (30) milliards de centimes. Avec cette décision, c’est la fin d’un long blocus du siège de la daïra de Sour El-Ghozlane, qui a alimenté l’actualité pendant plus d’une semaine. Pour rappel, au printemps dernier, des promesses avaient été faites en faveur d’une inscription d’un projet de raccordement au réseau de gaz naturel. Cependant, pour des raisons qui demeurent inconnues, cette promesse n’a pas été tenue. Pour ce qui est du réseau d’AEP, il était question que ces deux villages soient raccordés au réseau du barrage Koudiat Acerdoune, comme le reste des communes et villages environnants. Mais rien de bien concret n’est venu les réjouir. Et c’est le désespoir qui a poussé les habitants de cette localité à passer au stade supérieur de la protestation, en recourant à la fermeture du siège de la daïra. Au comble de l’exaspération, les citoyens de Ouled Tadjine et Ouled Gacem refusent de rencontrer le chef de daïra de Sour El-Ghozlane, qui, disent-ils, «ne tient pas ses promesses». Ils n’excluent pas des actions plus radicales si leurs revendications, qu’ils qualifient de «légitimes et élémentaires» ne sont pas prises en charge.

Ramdane B.