L’indemnisation de 10 000 oliviers exigée

En effet, dans une requête adressée à la fois pour le P/APC, le chef de daira de Maâtkas, le directeur de l’agriculture, l’inspecteur général de l’environnement, le P/APW et le wali de Tizi Ouzou, le comité de village de Tighilt Mahmoud exige tout bonnement l’indemnisation de pas moins de 10 000 oliviers partis en fumée durant la saison estivale écoulée à cause du dépotoir à l’origine de cet incendie. Il convient de souligner que la décharge en question, en principe communale, sert également de dépotoir pour pas moins de trois autres communes, à savoir, Maâtkas, Machtras et Tizi N’tleta (Ait Abdelmounène). Sise sur une vaste étendue d’oliveraies appartenant en majorité aux paysans de Tighilt Mahmoud, cette décharge ne cesse d’altérer l’image de cet endroit féerique par la pollution qu’elle engendre à partir de toutes ces interminables fumées toxiques qu’elle dégage. Pis, elle cause aussi des désagréments pour ces centaines d’usagers qui empruntent au quotidien ce chemin. En tout état de cause, les villageois de Tighilt Mahmoud ne se sont pas limités à revendiquer l’indemnisation de leurs milliers d’oliviers, mais exigent également le transfert de cette décharge infernale et cauchemardesque. « Nous vous rappelons notre demande de transférer cette décharge… qui nous procure plus de mal que du bien », lit-on sur la requête dudit comité. En fait, ne dit-on pas que mieux vaut prévenir que guérir ?

Idir Lounès