Rush sur la crème glacée douteuse

Depuis le début du mois de juin, accompagné d’une hausse sensible de températures, tous les détendeurs de machines à glace reprennent leurs activités à « plein temps ». Depuis quelques années la commercialisation de la crème glacée en période chaude se pratique d’une manière généralisée au niveau des magasins d’alimentation générale en plus des boutiques et autres échoppes qui, en ont leur unique activité. La consommation de la crème glacée est devenue une habitude rituelle dont ne se passe aucun foyer au point d’en faire un commerce florissant par une demande croissante et progressive si un minimum d’hygiène est respecté par ces vendeurs de crèmes glacées.

En effet si pour les glaces de formes spéciales (banana split, bombe, esquimau, tranche napolitaine) et certains pots de glace fabriqués en usine portant la marque et toutes les indications nécessaires il n’y a rien à dire ou peu mais, pour ce qui est de la crème fabriquée sur place (cornet de glace parfumée ou à diverses essences) le risque zéro est loin d’être atteint. Ce qui est d’abord visible à l’œil nu ce sont des petits insectes qu’on trouve fréquemment noyés dans la crème, ensuite ce sont les cornets en gauffre ; il est aussi fréquent de constater leurs formes… Usés dégradés, ces cornets proviennent des reliquats de l’année passée que des commerçants inconscients se sont gardés de jeter car pouvant encore servir et faire rentrer des sous. Ces cornets poussiéreux ont servi de refuge à toutes sortes d’insectes en hiver ; on y remarque même des toiles d’araignées qui complètent un décor hideux de ces gobelets. L’explosion de cette activité a pris de court les services chargés de leurs régulation : l’apparition de ces appareils destinés à la consommation de la glace n’est accompagnée d’aucune mesure administrative ni à une quelconque autre condition de conformité à tel point que celui qui peut acquérir une machine à glace peut se lancer dans la vente sans aucun respect et n’importe où, dans un hangar insalubre, dans une baraque de bidonville ou à même un espace de trottoir, et le moment où cette crème glacée est tirée du distributeur et celui de sa consommation, cette substance extrêmement sensible est exposée à la poussière et toutes sortes de bactéries qui flottent dans l’air et cela en plus d’autres ingrédients polluant, un état de fait ou s’applique l’adage « tout ce qui rentre fait ventre ». La glace étant prisée par les enfants qui en sont les premières victimes de cette anarchie et cette frénésie qui s’empare des vendeurs de crèmes glacées qui ne disposent que de la saison estivale pour s’enrichir même aux dépends de la santé publique. Il y a lieu d’agir vite, la passivité n’est plus permise au moment où des organismes mondiaux de la santé tirent la sonnette d’alarme à cause de simples virus devenus une véritable pandémie malgré leurs prises en charge immédiate. Qu’on ne nous chante surtout pas que « notre pays n’est pas inclu dans le plan de vol des oiseaux migrateurs portant le virus de la grippe aviaire. C’est le cas en ce moment. Les lieux de fabrication, la vente et la consommation de la crème glacée doivent faire l’objet d’une inspection et d’un suivi strict et permanent particulièrement dans les zones reculées ou l’on a tendance à prendre ses libertés sans aucun respect de la réglementation encouragé par l’absence de ceux chargés de son application.

Oulaid Soualah