Raffour : Embouteillages et danger pour les piétons – Une passerelle SVP !

La petite ville de Raffour baptisée par l’armée coloniale « les toiles » en raison d’un camp de tentes en toile installé par l’armée Française pour accueillir les réfugiés Iwakuran) après que leurs villages ont été rasés en 1957, est constituée du aarch iwakuren composé de deux villages (Ighzer et Taderth Lejdhid). Ces deux villages qui forment la ville de Raffour sont séparés en plein milieu par la RN15 M’chedallah : Bejaïa qui la traverse dans le sens de la longueur est/ouest, route que traversent quotidiennement des centaines d’automobilistes et de piétons qui, en plus de s’exposer à un danger certain en traversant, créent un bouchon monstre particulièrement en période estivale quand le trafic routier est multiplié par dix. En plus de la perturbation quotidienne de la circulation de cet important axe routier qu’est la RN 15, les centaines de véhicules tous calibres et tonnage confondus dont les moteurs tournent au ralenti en avançant très lentement le long de ce tronçon de 1200 m qui est aussi le boulevard central de Raffour, dégagent d’énormes quantités de gaz qui créent un halo de vapeurs toxiques qui enveloppent cette ville et produisent sans aucun doute le taux le plus élevé en matière de pollution à l’échelle de la wilaya. Ces émulsions de gaz sont aspirées par les étroites ruelles de cette importante agglomération la 2em sur le volet démographique avec ses 14 000 âmes après le chef-lieu de la daïra de M’chedallah , dont les habitations sont construites en élévation sur plusieurs étages, ce qui donne à ces ruelles l’aspect de longs couloirs qui traversent Raffour dans tous les sens de manière à constituer un réseau de…distribution de gaz toxique polluant dont chaque maison reçoit son quota, ce qui explique le nombre élevé d’asthmatiques et de cas de maladies broncho-pulmonaires. La situation est aggravée par de nombreux commerçants qui ont squatté les trottoirs obligeant les piétons à utiliser la chaussée contribuant ainsi à l’aggravation des embouteillages et gare au routier qui ose protester, car par ici, on a les nerfs à fleur de peau, de là à frôler un piéton ou le renverser, c’est prendre le risque d’être lynché. La solidarité “agissante” dans ce cas de figure est omniprésente dans ce patelin car tout le monde se connaît. Pourtant il n’aurait suffi que d’une simple passerelle pour éviter tant aux Iwakuran qu’aux usagers de la RN 15 tous ces désagréments relatés. Cette passerelle permettrait de rétablir la fluidité du trafic routier et de diminuer enfin sensiblement le taux de pollution et le nombre d’accident qui s’y produisent presque quotidiennement. Au point où en sont les choses aujourd’hui, à Raffour la réalisation d’une passerelle revêt le caractère d’une nécessité urgente et absolue eu égard au climat infernal que vit la population à cause de cette pollution environnante qui empoisonne le cadre de vie. Ce ne sont pas les quelques ralentisseurs qui ont été aménagés depuis l’année passée le long de ce boulevard dangereux, par les services de la subdivision des infrastructures de base de M’chedallah qui changeront quoi que ce soit à cette situation des plus contraignantes.

Oulaid Soualah