L’eau potable une fois par mois

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L’eau potable est une denrée rare à Ighil Ali, une circonscription rurale qui compte parmi les plus déshéritées de la wilaya, et qui ne « respire » que grâce aux maigres subsides que lui verse l’état central. Ath Seradj, El Kelaâ, Tiniri et tant d’autres villages dispersés sur un vaste massif montagneux endurent le calvaire des Danaïdes à longueur d’année. Pénurie oblige, le précieux liquide ne coule des robinets qu’à raison d’une seule fois par mois, nous apprend M. Djoulait, le maire d’Ighil Ali. « Les villageois ne doivent leur salut qu’à la générosité de quelques citoyens aisés, qui ont mis à leur disposition l’eau de leurs forages. Cependant, cela demeure très insuffisant, eu égard au faible volume d’eau pompée », dira le P/APC, citant le cas des villages Tiniri et Zina. « C’est un calvaire sans fin que ce problème du manque d’eau. Cela explique largement pourquoi de plus en plus de campagnards sont tentés par l’exode », souligne, dépité un retraité du village Ath Seradj. Pour soulager quelque peu la souffrance de la population, l’édile communal compte sur l’acquisition prochaine d’un camion-citerne. Néanmoins, « cet équipement, inscrit depuis 2009, se fait toujours attendre », déplore le P/APC. Quoi que nettement moins drastique, le rationnement d’eau n’en est pas moins de rigueur au chef-lieu de la commune, aux quartiers périphériques et les localités alentours. Selon le premier magistrat de la commune, la desserte se fait tous les 4 à 5 jours. La vétusté de la conduite de refoulement, sujette à des fuites itératives, ne permet guère d’espérer une meilleure couverture, du moins dans l’immédiat, puisque « une opération de réfection d’un tronçon de 1 150 ml de la canalisation est pris en charge par la Direction des ressources en eau. Une entreprise a même été retenue pour exécuter les travaux », affirme le maire. « Il y a aussi, ajoute-t-il, l’équipement d’un forage récemment réalisé et qui est également confié à une entreprise ». Le P/APC nous confie avoir bon espoir que la concrétisation de ces projet se traduira par une amélioration tangible de la distribution de l’eau dans les foyers. Ceci, en attendant le raccordement de la commune à l’eau du barrage Tichi Haf, dont le projet est « en cours d’étude », souligne notre interlocuteur.

 N. Maouche

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