Décidément, rien ne semble vouloir arrêter la détermination des citoyens de la commune de imizart, dans la daïra de ouaguenoun, qui bloquent le siège de la mairie pour la troisième journée consécutive.
Malgré le mauvais temps et le froid glacial qui souffle sur la ville, ils étaient là de bonne heure, pour crier leur désarroi et leur ras-le-bol et surtout dénoncer ce qu’ils considèrent comme une gestion boiteuse des affaires de la cité par les élus locaux. Munis de banderoles où l’on pouvait lire : «Les élus locaux dehors» ou encore «Nous exigeons le départ définitif des élus locaux», ces citoyens ont donné de la voix pour demander, ni plus ni moins, le départ des élus de la municipalité et partant des élections locales anticipées pour procéder au remplacement de l’équipe actuelle en poste. Ce qui augure d’un bras de fer qui risque de durer dans le temps au grand désarroi du reste de la population qui se retrouve, encore une fois, pénalisée car privée des services de la mairie. «Le moment choisi pour ce genre de manifestations est encore plus délicat, car avec la neige annoncée par la météo, et si jamais celles-ci bloquent les routes, qui prendra en charge le déblayage des artères afin de désenclaver les villages qui risquent ainsi de se retrouver prisonniers à la fois des sautes d’humeurs du climat et des manifestants qui ne veulent pas démordre tant que leur doléances ne sont pas prises en charge par les autorités compétentes ?», nous dira un citoyen de la région, fort inquiet quant à la suite des événements. Une autre personne parmi les manifestants nous dira : «Personne ne souhaite l’escalade, mais devant ce dénie de nos droits que pouvons-nous faire d’autres que d’exiger le départ de l’équipe, actuellement, aux commandes de notre APC ? Cette équipe a bénéficié de l’état de grâce plus d’une année de la part des citoyens, mais apparemment leur gestion laisse à désirer surtout quand on sait que le budget primitif alloué par l’Etat pour le développement local n’a pas été consumé dans sa totalité…» Comme on le constate, chacun va de sa version des faits et en l’absence du premier responsable de l’APC, pour mieux nous éclairer sur la situation et l’état des lieux, la rumeur et les racontars, en tous genres, vont bon train, ce qui risque de gangrener davantage la situation à moins que….
A. S. Amazigh

