Le Snapap maintient la pression

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Les déclarations faites par l’inspecteur général du ministère de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme n’ont pas apaisé la tension qui monte d’un cran chez le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), aile Belkacem Felfoul. En effet, le secteur de la solidarité nationale risque d’être perturbé dans les prochains jours. Le Snapap maintient son rassemblement de protestation qui aura lieu, aujourd’hui, devant le ministère de la Solidarité nationale à Alger. « Dans le cas où le ministère de tutelle ne daigne pas prendre en charge notre plate-forme de revendications, nous allons entreprendre une grève nationale qui concernera tous les secteurs de l’administration publique, en signe de solidarité avec les personnels du secteur de la Solidarité nationale », nous a signifié M. Djilali Hamrani, secrétaire national chargé de l’information au sein du Snapap. Ce syndicat, a-t-il affirmé « tiendra son conseil national, en session extraordinaire, juste après la tenue de leur rassemblement de protestation, pour évaluer la situation des lieux et décider de la forme du mouvement de grève à entreprendre ». Ce syndicaliste a rejeté catégoriquement la déclaration faite, avant-hier, par l’inspecteur général de la tutelle dans laquelle il a affirmé que « les revendications des personnels du secteur ont été satisfaites à 98% », en indiquant : « Aucune de nos doléances n’a été prise en charge ». Alors que l’inspecteur général du ministère a affirmé n’avoir pratiqué aucune pression sur les syndicalistes, M. Djilali Hamrani a dénoncé avec force « les pressions et intimidations pratiquées par le ministère de tutelle à l’encontre des sections syndicales pour les inciter à démissionner ». Il y a lieu de souligner que le Snapap lutte depuis des années pour réclamer « la révision des statuts particuliers de la fonction publique en intégrant les spécificités de chaque corps et tenant compte de la nature des postes occupés ». « La suppression des examens professionnels pour les ouvriers professionnels dont la majorité sont des analphabètes, l’augmentation du salaire de la femme au foyer à 3 000 DA, l’arrêt des intimidations et le libre exercice syndical », figurent également dans la plate-forme de revendications du Snapap.

L. O. Challal

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