Akbou : En l'absence d'un marché de proximité – L’informel prend de l’ampleur

Les rangs des vendeurs de l’informel grossissent, au fil du temps, dans la ville d’Akbou, à ce que nous avons constaté dernièrement.

La paupérisation et le chômage sont là dans les rues principales de la vieille ville d’Akbou, où des dizaines de jeunes en majorité étalent des marchandises pour s’adonner à ce sempiternel commerce parallèle bien qu’interdit par les pouvoirs publics. Ces derniers ont pourtant décidé il y a quelques temps, de donner un coup de pied dans la fourmilière en décidant de «normaliser» cette activité à travers l’aménagement d’un marché de proximité afin de régulariser tous ces vendeurs itinérants.

Mais force est de constater que cela n’a été qu’une annonce… sans effet! Les marchands ambulants continuent d’envahir les rues en les squattant. Les piétons sont toujours « balancés » vers la chaussée faute d’espace sur les trottoirs, transformés en propriétés privées par ces vendeurs, qui, comble de l’absurdité « louent » des carrés à d’autres vendeurs ! Ici, chaque coin vaut son pesant d’or. Une rue passante grouillante de monde rapporte beaucoup d’argent à celui qui y étale ses marchandises. On se dispute les places, souvent avec des matraques et des courses-poursuites. Qu’à cela ne tienne! La ville d’Akbou a besoin de cette sérénité et de trottoirs débarrassés de squatteurs, mais, on s’accorde à dire, aussi que cela  » ne doit pas se faire au détriment de ces dizaines de marchands itinérants, qui sont obligés de vendre pour vivre et faire vivre leurs familles ».

La régularisation de leur situation s’impose d’elle même pour leur faire éviter une paupérisation de plus!

Syphax Y.