L’école primaire Chahid Lebdiri Ali d’Imlikchène baigne dans de nombreux problèmes. En effet, cet établissement est dépourvu de beaucoup de moyens. En plus de la cour qui est dans un état de délabrement avancé certaines classes manquent de chauffage. C’est le cas de celle qui reçoit sept élèves pour suivre un enseignement adapté. D’ailleurs, ce manque a obligé le directeur à la fermer. Selon une source proche de cet établissement, le premier responsable, après avoir informé les responsables sur cette situation qui n’a que trop duré a agi de la sorte. Ainsi, les parents d’élèves sont appelés à agir afin que ces enfants puissent poursuivre cet enseignement. D’autre part, nous avons appris que faute d’existence d’un magasin dans cette école, les détergents sont déposés dans le bureau du directeur. «Dernièrement, je suis allé demander un certificat de scolarité pour mon fils et j’ai senti des odeurs nauséabondes. J’ai appris alors que ce sont les détergents mis dans un coin qui sont à l’origine de cette situation inconfortable», nous confiera un parent d’élève. Si ces produits (eau de javel, esprit de sel, grésil) ont trouvé une place dans ce bureau, c’est parce que le directeur veille à la santé et à la sécurité des enfants. «On ne peut pas quand même les laisser à l’air libre. C’est dangereux pour les enfants», nous répondra une source proche de l’école. En tout cas, la gestion des écoles primaires confiée aux APC est à revoir car, selon des directeurs, même pour remplacer une lampe grillée, il faudra attendre l’intervention de l’APC. «Est-ce que les pouvoirs publics n’ont pas confiance en nous ? Comment se fait-il que les directeurs des collèges et les proviseurs des lycées ont toute la liberté d’intervenir comme ils le veulent dans la gestion de leurs établissements et pas nous, qui sommes sous l’emprise des maires et des responsables locaux ?», s’interrogera un chef d’établissement du cycle primaire que nous avons abordé sur ce sujet.
Amar Ouramdane
