La grève de deux jours observée, dimanche et lundi, par les transporteurs de marchandises, chargés d’enlèvement des cargaisons déchargées au port de Béjaïa en vue de protester contre les procès jugés « arbitraires », dont ils font objet aux points de contrôle de police pour surcharge, n’a pas été sans conséquences économiques. En effet, selon le P-DG de l’entreprise portuaire de Béjaïa (EBP), en l’occurrence Achour Djeloul, intervenant à la radio locale, pas moins de 2 000 tonnes de marchandises sont en souffrance au port, seulement au premier jour de la grève, ce qui a engendré un manque à gagner de l’ordre de 7 millions DA. Par ailleurs, ce mouvement de grève a entraîné une forte congestion du fret à la zone d’entreposage du port. En outre, à défaut d’une reprise rapide de travail des transporteurs de marchandises, cet encombrement de cargaisons obligera des navires à rester en rade plus longtemps, ce qui provoquera d’autres pertes conséquentes à l’Entreprise portuaire de Béjaïa. Pour rappel, cette grève des transporteurs de gros tonnage avait pour objectif d’exiger « l’arrêt des pressions exercées par la police sur ces camionneurs ». Selon une source au fait de ce sujet, la police recours à des procès conformément à la législation en vigueur, car ces camionneurs dépassent le tonnage toléré par leur carte grise. De leur côté ces transporteurs, affirme notre source, ne veulent pas se limiter au tonnage inscrit dans leur carte grise, sinon ils ne peuvent pas rentabiliser leur travail.
B. S.
