Polyclinique d’Aït Yahia Moussa – Des améliorations, mais…

Ce centre de santé érigé en polyclinique depuis la mise en place de la réforme hospitalière, a bénéficié de nombreuses améliorations. On citera la restauration intérieure ainsi que les nouveaux services, à savoir la radiologie et le laboratoire d’analyses médicales. Selon une source proche de cette structure sanitaire, même le personnel a été renforcé. En plus de cinq médecins généralistes qui assurent aussi les consultations dans les cinq unités de soins périphériques, trois dentistes y exercent durant toute la semaine, du dimanche au jeudi. « Nous recevons plus de deux cents malades par jour sans compter bien sûr les autres soins, tels les pansements, les injections et les vaccins », nous ajoutera la même source. Au sujet des produits pharmaceutiques, la situation est nettement améliorée. « Je suis étonné car, contrairement au passé cette polyclinique dispose maintenant de tous les produits. Il y avait déjà quelques mois, on nous demandait même une seringue qu’il faudra acheter de l’extérieur. Nous encourageons les responsables à veiller sur cette disponibilité », nous répondra un patient. À titre de rappel, nous avions déjà rapporté dans ces mêmes colonnes, ce manque. Dans une virée effectuée sur les lieux, il nous a été donné tout de même de remarquer certains comportements inadmissibles de quelques patients ou de leurs accompagnateurs qui vont même jusqu’à agresser le personnel, notamment féminin. Effectivement, à entendre aussi bien le personnel que certains patients, le problème d’insécurité se pose avec acuité dans cette polyclinique. Comme tous les services de cette municipalité celle-ci n’est pas épargnée. « Il faudrait au moins deux ou trois agents de sécurité pour y mettre de l’ordre, d’autant plus qu’ici, dans ce chef-lieu, il n’y a aucune structure de sécurité à appeler à le rescousse. Dernièrement, j’ai assisté à une scène où un malade pris de démence a semé la terreur sans que personne ne puisse intervenir. Parfois, on a peur de laisser une femme seule attendre son tour pour se faire soigner. Elle risque d’être agressée comme toutes les personnes qui y travaillent », notera de son côté un riverain qui affirme avoir entendu des rixes à l’intérieur de cette structure sanitaire, même lorsqu’il est chez lui. En dernier lieu, il faut souligner que le mouvement associatif avait déjà réclamé l’implantation d’un hôpital de 60 lits dans ce chef-lieu distant d’équidistance, 17 kilomètres de part et d’autre, de Draâ El-Mizan et de Draâ Ben Khedda. « Puisque cette polyclinique n’a pas un point de garde nocturne, on évacue nos malades soit à Draâ El-Mizan soit à Draâ Ben Khedda. C’est loin quand on sait que déjà certains villages sont à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu. À quand cet hôpital que nous avions sollicité ?», s’interrogera cet habitant d’Ath Attella.

 Amar Ouramdane