Brèves de Larbaâ Nath Irathen

Les bus communaux immobilisés à partir du 1er juin

Une décision du maire a interdit toute location des bus municipaux à partir du 1er juin, pour quelque motif que ce soit. Jusqu’à maintenant, ces moyens de transport étaient fréquemment utilisés pour des sorties de plage et des rendez-vous sportifs en période estivale. Cette décision un peu surprenante est justifiée selon un élu par le souci de révision du parc pendant les vacances d’été : « Ces bus ont d’abord une vocation scolaire. Cette halte pendant les vacances permettra de les réviser en profondeur et également au personnel de prendre leurs congés ». Il ajoute que des associations ou des clubs vont jusqu’à mobiliser un bus pour quatre personnes seulement. Il est vrai que les bus du parc communal ont besoin d’entretien régulier, pour minimiser les pannes devenues ces derniers temps trop fréquentes. Mais les associations, la Maison de jeunes qui avaient l’habitude de faire des sorties sur les places n’ont plus qu’à se rabattre sur les transporteurs privés qui eux, exigent d’être payés tout de suite en espèces sonnantes et trébuchantes.

La ville envahie par le duvet de peuplier

Tout le monde aura remarqué les petites boules cotonneuses qui envahissent la ville, et particulièrement les enivrons de la porte d’Alger. Elles s’introduisent partout, les cafés, les maisons… se laissant aller au gré du moindre souffle d’air. Elles ressemblent un peu à des flocons de neige : « Une neige d’été » dira un citoyen amusé. Certains s’inquiètent aussi de leur probable effet allergisant. Il ne s’agit pas de pollen mais du duvet entourant les capsules fructifères du peuplier. A la maturation, ces boules duveteuses se détachent et se laissent facilement emporter dans les airs, parcourant parfois de longues distances. Les peupliers faisant face à la porte d’Alger sont presque un miracle de la nature, tellement on doit à leur rusticité et leur croissance très rapide d’avoir survécu dans des conditions inappropriées. Etant à l’origine un arbre de ripisylve, prospérant les racines dans l’eau et la cime au soleil, il a pu s’adapter miraculeusement au sol bétonné. Et les jeunes plants ont survécu à plusieurs périodes de trouble. Ils donnent un cachet agréable à l’entrée de la ville, faisant rappeler qu’il y a quelques dizaines d’années les rues de Larbaâ Nath Irathen étaient parsemées de cyprès, de platanes majestueux, de hêtres dont quelques uns subsistent encore de nos jours.

Un homme encorné par un bœuf

Un jeune homme a été grièvement blessé par un bœuf auquel il donnait de la nourriture au village d’Azouza. Ayant tardé plus que de coutume dans l’étable, et ne le voyant pas revenir, son père s’est déplacé pour vérifier. Il le trouva gisant dans une mare de sang, son torse transpercé. Il ne pouvait pas se lever. Il l’a ensuite transporté difficilement sur la route et demandé du secours à un automobiliste de passage qui l’a emmené à l’hôpital. Ses jours ne seraient pas en danger.

M. A.