La réouverture du bureau postal d’Adila en question

l Même si les services d’Algérie-Poste essaient d’améliorer leurs prestations au niveau de leurs agences implantées dans les chefs-lieux de communes, le secteur reste peu développé dans les villages. En effet, l’avènement du terrorisme a quelque peu gêné le bon fonctionnement des bureaux de poste, qui pourtant avaient rendu de nombreux services aux citoyens. Mais, aujourd’hui, en dépit de l’amélioration de la situation sécuritaire, ces bureaux restent toujours fermés. On citera le bureau de poste du village agricole d’Adila, situé à quelques kilomètres de la ville de Tizi Ghennif, sur la route d’Alger. Combien de fois les habitants de ces localités se sont rapprochés de nous afin de lancer un appel à ce sujet ! « Au début, c’était le postier qui était en convalescence. Après, il ne fut jamais remplacé. Le bureau est alors fermé », nous a signalé un citoyen du village. Depuis presque dix ans, les usagers de ces services sont contraints de se rendre jusqu’à Tizi Ghennif, et ce même pour acheter un timbre-poste. Quant à leur courrier, il se perd de plus en plus. « Notre courrier est déposé un peu partout dans les cafés et épiceries du coin. Nombreuses sont les personnes dont le courrier a été égorgé », a ajouté un autre interlocuteur. D’autres nous ont signalé qu’ils avaient demandé la réouverture de ce bureau, en vain. « Il ne faudra pas oublier que ce dernier est tout de même rentable. Il n’y a pas que les habitants du village agricole qui bénéficient de ces prestations. Il y a aussi ceux de Moroko, et bien d’autres citoyens des hameaux et villages limitrophes », a enchaîné un autre intervenant. Les usagers de ce bureau attendent une volonté, quelque part, des responsables pour intervenir afin que le bureau reprenne sa vocation avant de subir des dégradations comme les autres annexes qui sont abandonnées, tel le centre culturel. Si depuis des années, le facteur avec sa sacoche sillonnait à pied les hameaux et les villages les plus reculés, aujourd’hui, il n’en est rien. Ainsi, des retraités ont été obligés d’ouvrir des boîtes postales moyennant 800 dinars, voire 900 dinars par an de crainte de voir leur courrier égaré.

Amar Ouramdane