« Seul le transfert de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune dont va bénéficier notre commune à l’instar des municipalités du sud de la wilaya pourra résoudre le problème. Notre population souffre énormément de ce manque bien que le directeur de l’hydraulique de la wilaya ait été toujours à nos côtés », nous a répondu le maire à la question que nous lui avons posée au sujet de l’AEP. Avant de nous évoquer les efforts consentis en matière du renforcement de l’AEP dans sa municipalité : « Nous avons réalisé cinq forages locaux et capté une importante source, celle appelée Tejerits. Elle est à 80% concrétisée. Elle alimente le chef-lieu. Nous avons aussi programmé le captage d’autres sources ». En matière d’infrastructures hydrauliques, quatre bâches à eau d’une capacité de vingt huit mètres cubes ont été achevées et réceptionnées dans quatre villages. Si pour le maire, en principe ce problème sera définitivement réglé dès la mise en service du grand barrage de Koudiat Acerdoune, les citoyens de cette commune continuent à s’approvisionner auprès des camions citernes. « Il faudra acheter de l’eau. Nous payons une citerne à plus de mille dinars », nous a fait savoir un citoyen. Comme notre interlocuteur, ils sont nombreux à nous dire la même chose. Pour atténuer un tant soit peu cette crise, les élus ont mis tous les moyens dont dispose leur commune à la disposition des villages. « Je ne vous dis pas qu’on satisfait tout le monde, mais nous faisons de notre mieux. On alimente les villages avec des citernes. Même si c’est encore insuffisant, c’est une solution palliative », nous a fait savoir une source proche de l’APC. Dans plusieurs villages, les citoyens recourent au forage de puits alors que toutes les sources existantes sont aussi nettoyées et exploitées. A Frikat, c’est encore la crise notamment ces derniers jours, où le mercure atteint des températures jamais égalées depuis des années.
Amar Ouramdane
