Ni terrain matico ni salle de sports

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C’est l’un des plus vieux lycées de la daïra, car sa mise en service remonte au début des années 80, après avoir fonctionné comme collège. Au milieu des années 80, sous la pression des effectifs, d’autant plus qu’il n’y avait que le lycée Ali Mellah, opérationnel au début des années 70, ledit établissement deviendra un lycée presque pour les filles, car il disposait d’un internat. Au fil des années, ses infrastructures sont devenues vétustes en plus de quelques dégradations, telles la cour qui a entièrement perdu son bitume. Certes, il a subi des réfections urgentes, mais, sans doute, aujourd’hui, d’autres manques sont à signaler. Avec presque mille élèves inscrits, il y a eu même la transformation des dortoirs en salles de cours. Cependant, ce dont souffre cet établissement est l’inexistence d’une structure appropriée pour les séances d’éducation physique. Ce lycée, contrairement aux autres établissements de la ville, n’a été doté ni d’une salle de sports ni encore moins d’un terrain matico. Pourtant, à ce sujet, les directives du ministère de l’Education nationale ne prêtent pas à équivoque : tous les établissements scolaires (collèges et lycées) doivent avoir ce genre de structures. « Nos élèves pratiquent le sport dans la cour de l’établissement, entièrement cabossée, au risque de leur vie. Presque chaque jour, on enregistre un à deux blessés, et parfois plus. Et puis, il faut aussi savoir que les évacuations ne sont pas aussi faciles, même si les éléments de la Protection civile sont toujours à notre disponibilité. Mais, au retour de l’hôpital, c’est un casse-tête pour les accompagnateurs. On a souvent recours à nos véhicules pour transporter les blessés », nous apprendra une source proche de l’établissement. « Pourtant, nous avions entendu qu’une salle de sports soit inscrite pour ce lycée. À quand alors le lancement de cette structure ? », s’interrogera un autre interlocuteur. « Dans des conditions pareilles, il y a même des parents qui délivrent des certificats de dispense de complaisance, notamment aux filles. Et puis, il ne faut pas oublier que cette discipline figure à l’examen du Bac », estimera de son côté un professeur que nous avons rencontré devant le portail. Par ailleurs, les élèves nous ont appris que, souvent, l’établissement plonge dans le noir en raison de la vétusté de son réseau électrique et des installations vieilles de plus de trente ans. « Nous souffrons aussi de ce manque. Il faudrait revoir les installations et leur restauration urge », conclura la même source.                                                                                                                      

 Amar Ouramdane

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