Déclenchée depuis le mercredi passé la grève des lycéens des trois établissements d’enseignement secondaire de la ville de Draa-El-Mizan ne semble pas connaître le bout du tunnel. Toutefois, il a été constaté pour la première fois, depuis l’inauguration de ces protestations, des élèves des classes de troisième année qui ont fait leur apparition à la faveur des réformes engagées par l’ex ministre de l’éducation, en l’occurrence M. Aboubakr Benbouzid pour demander, à cette même période de l’année scolaire, la limitation des cours qui serviront autant de sujets pour le baccalauréat que la coordination des élèves des trois lycées de Draa-El-Mizan, au lieu de se réunir avec leurs chefs d’établissements respectifs, ont choisi de remettre leur mémorandum au chef de la daïra qui les a reçus au cours de la journée du dimanche passé. « Je crois que nos camarades de la coordination ont bien transmis nos doléances dont la principale n’est pas, comme on le colporte, la limitation des cours mais la date du «bac blanc » fixée par la nouvelle ministre Mme Nouria Benghebrit au 24 mai 2015, alors que les épreuves du baccalauréat débute le 14 juin, ce qui ne nous donne pas assez de temps pour les révisions » nous déclarent ces lycéennes de l’ex technicum rencontrées sur l’esplanade jouxtant le lycée mixte « Ali Mellah » où s’étaient donné rendez-vous tous les lycéens qui attendaient le retour de leurs camarades du siège de la daïra. « Nous pensons que M. le chef de la daïra est également préoccupé par nos problèmes et qu’il est le premier représentant de l’état chez nous donc nous avons pensé lui remettre et lui confier nos problèmes qu’il transmettra au plus haut niveau alors qu’en ce qui concerne les proviseurs et même le directeur de l’éducation, il font tout leur possible pour ne pas déranger leur tutelle et surtout pour nous obliger à ne pas dire ce qui ne va pas », nous déclarent ces lycéens qui, sous des parapluies, ne continuent pas moins à chauffer l’atmosphère par leurs sifflets et leurs cris alors que sur la chaussée, la circulation automobile semble être immobilisée par cette marée juvénile.
Essaid Mouas

