La commune de Tizi-ouzou ne sera pas paralysée cette semaine par la grève des travailleurs qui ont décidé de geler leur mouvement pour une semaine. C’est ce que nous avons appris de la section syndicale affiliée au SNAPAP qui, dans une lettre adressée au maire, a décidé « la prorogation du préavis de grève jusqu’à dimanche 15 janvier 2006 » Le SNAPAP qui surseoit, momentanément, à son mouvement de protestation veut offrir au nouveau maire, M. Bensalem, une échéance d’action que celui-ci semble solliciter par une lettre qu’il a adressée aux syndicalistes. M. Bensalem a, en effet, exprimé sa volonté de satisfaire la requête des travailleurs annoncée dans une plate-forme de revendications comprenant 13 points et assortie d’un préavis de grève qui devait prendre effet aujourd’hui. Les travailleurs de la mairie de Tizi-ouzou, qui réclament, entre autres, le paiement des arrièrés de cinq mois de salaires, n’excluent pas pour autant de recourir à la grève illimitée à partir de samedi prochain. Les deux services qui seront ainsi paralysés par l’arrêt de travail sont le parc et le siège communal où le SNAPAP est bien structuré. La section syndicale affiliée à l’UGTA, qui a prévu, pour sa part, de mener une grève de protestation pour les mêmes motifs que l’autre syndicat, a été contrainte de surseoir à son action après qu’elle ait eu à constater l’échec de sa démarche, samedi dernier. Les employés de la mairie ont renoncé à poursuivre l’arrêt de travail après que ceux-ci eussent constaté « l’illégalité de leur action qui n’est pas sortie de l’assemblée générale ». Samedi dernier, premier jour, la grève enclenché par l’UGTA a failli dégénérer en affrontements entre travailleurs de l’hôtel de ville. Ce qui a fait que l’action fut annulée le lendemain malgré les déclarations faites par le secrétaire général de l’union de wilaya qui s’est déplacé pour soutenir ses sections. Devant cette situation, le maire a failli déposer plainte contre les sections syndicales de l’UGTA pour « l’illégalité de la grève ». Celui-ci, contacté par les cadres de l’union de wilaya, a préféré la voie du dialogue qui sera ouvert avec les partenaires sociaux juste après l’installation de l’Exécutif communal.
M. A. T
