Azazga a connu ces dernières années une dégradation de son sous-sol au point de décréter la localité zone rouge pour toute construction, du moins pour une partie de la ville.
D’ailleurs plusieurs citoyens ont été relogés puisque leurs demeures ont subi des dégradations au point de constituer un danger pour leurs habitants. La nouvelle poste qui se situe à Tizi Bouchen, zone normalement épargnée par le phénomène, récemment ouverte et mise en service un peu plus de 5 ans déjà observe une usure plus rapide que prévu. Pourtant bâtie selon les normes modernes de construction et d’architecture avec des fouilles jusqu’au bon sol et structure englobant un seul rez-de-chaussée, en somme tous les ingrédients pour inscrire la bâtisse dans la durée étaient réunis. Hélas c’était sans compter sur les caprices de la nature qui semblent prendre une avance sur le technique supposé de l’homme. Depuis quelques temps, tous les usagers ont constaté une fissure dans le hall central juste devant le comptoir faisant office de guichets. La dalle de sol qui couvre le parterre s’est complètement détériorée à cause d’une pression souterraine certainement. Conséquence, une rangée de ce carrelage sur une longueur de près de 6 mètres s’est complètement arrachée du sol, ce qui témoigne d’un mouvement sous terre qui, en bougeant, a fait gicler ces dalles. La situation est restée telle qu’elle est jusqu’à présent sans perturber les prestations de service de l’institution. On ne sait pas davantage si le phénomène s’est stabilisé ou capable de ressurgir encore à une vitesse plus accrue. Un chose est sûre : une autre indication, en dehors du bâtiment cette fois, rend compte de la qualité du sol à cet endroit puisque la chaussé de la R12 jouxtant l’assiette où s’est construite la poste s’est affaissée à son tour, juste en face de la porte centrale.
D. Ferhat

