Des détonations ont été entendues en milieu de journée d’avant-hier, samedi, non loin de l’agglomération de Sahel Boubarak, relevant de la commune de Sidi-Daoud.
Il s’agissait, selon des informations recoupées, de rafales d’armes automatiques d’un groupuscule terroriste tirées d’un sous bois avoisinant en direction d’une patrouille militaire. Celle-ci, ayant eu le réflexe d’échapper à ce traquenard, a pu riposter aux sanguinaires et les contraindre à battre en retraite. Évitant de les poursuivre par crainte de se heurter selon toute vraisemblance à un engin explosif ou heb heb, ladite patrouille militaire, qui avait alors redoublé de vigilance, a continué sa route vers le maquis voisin d’Oued-Larbaa, théâtre d’une opération de ratissage depuis près de deux semaines. Il est clair que les terroristes, quelque soit leur nombre, tentaient de détourner l’attention des brigades militaires qui sillonnaient cet endroit, harcelant continuellement leurs nombreux acolytes, commandés actuellement par le dénommé Rachid Zerkal, ancien élément du GIA, avant de rallier l’ex-GSPC dès sa création en septembre 1998. Dans des circonstances presque identiques, une autre patrouille de l’ANP avait, pour rappel, échappé de justesse à un attentat à l’explosif, la semaine dernière, dès qu’elle eut quitté son cantonnement à Souanine. Brouillant fréquemment le réseau de la téléphonie mobile par mesure de protection contre d’éventuels attentats à la bombe artisanale, les détachements de l’ANP ont déjà utilisé de gros engins pour le déminage des sentiers menant aux endroits suspects, comme les lieux-dits Oudjehani et Kaf Lehmam, a-t-on précisé. L’on rappelle que ce ratissage, enclenché suite à l’arrestation d’au moins trois éléments d’un réseau de l’ex-GSPC, aura permis de capturer un terroriste en possession d’une arme à feu, d’une paire de jumelle et de téléphones portables, en plus de la démolition d’au moins deux casemates. L’on signalait également, la semaine dernière, la repentance d’un terroriste près du douar d’Ouled Ameur, relevant de la commune rurale d’Ouled-Aissa. L’exploitation des indications de ce repenti permettrait à court terme de réduire à néant ces résidus phalanges islamistes irréductibles, tant à Boumerdès que dans d’autres départements avoisinants de la Kabylie, a t-on estimé.
Salim Haddou
