À quand la réalisation du pont pour Taghzouyth ?

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C’est une revendication datant de plusieurs décennies, et qui revient comme un leitmotiv à chaque fois que l’oued Sahel entre en crue. Il s’agit, pour les habitants du chef-lieu de la commune d’Ath Mansour, de ce projet qui a trait à la réalisation d’un pont pour relier les localités de Taourirt et Taghzouyth, situées sur les deux rives opposées de cette rivière. «Ce projet, qui traîne en longueur depuis des lustres, se trouve, à chaque campagne électorale, ‘déterré’ par les différents candidats à l’APC qui promettent de le réaliser. Mais une fois que les élections passées, il est jeté aux oubliettes, alors qu’il est très important pour les habitants ! », regrette un villageois. Le besoin de voir se réaliser un pont en bonne et due forme se fait ressentir à nouveau ces jours-ci, avec la remontée des eaux de l’oued Sahel, dont les puissants torrents empêchent les propriétaires des terres agricoles situées à Taghzouyth d’y accéder, afin de travailler leurs terres ou tout simplement de ramasser les olives, car la cueillette n’est pas encore terminée dans cette municipalité à vocation agropastorale, où prédomine largement l’oléiculture. «Je suis obligé d’attendre que l’oued entre en décrue pour pourvoir le traverser et rejoindre mes terres sur l’autre rive, où plusieurs oliviers attendent que je les ‘allège’ de leurs fruits. C’est pas évident de traverser à l’état actuel cette rivière, vu les courants puissants qui peuvent emporter n’importe qui. Dommage que le pont n’y est pas aménagé! », constate, amèrement, le propriétaire d’une oliveraie sise à Taghzouyth. En revanche, quelques uns de ces propriétaires se voient contraints de faire tout un détour pour rejoindre leurs champs sis sur cette autre rive opposée à Taourirt, en allant jusqu’au village Raffour dans la commune de M’Chedallah via la RN5 puis la RN15 pour enfin s’engouffrer dans les denses oliveraies.

Y. Samir 

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