Aokas Les demandeurs de logements sociaux reviennent à la charge – La mairie et la daïra assiégées

Le feuilleton des logements sociaux d’Aokas n’a aucune intention de nous livrer son dernier épisode. Hier, encore, les laissés-pour-compte, ayant formulé des recours, ont réinvesti la rue en assiégeant la mairie et la daïra. Ces deux institutions étatiques ont été fermées par des citoyens en colère qui demandent tout simplement une suite à leurs recours. « Je ne comprends pas ce que fait la commission de recours qui est censée rendre son verdict dans des délais raisonnables. Nos recours datent de la mi-novembre et nous entamons le 3e mois sans qu’aucune suite ne leur soit donnée » dira l’un des contestataires. « Stop à la mauvaise distribution de logements, stop à la corruption, fermeture du siège d’une daïra qui maintient le silence sur la mauvaise distribution des logements sociaux ou encore nous voulons d’un maire qui soutient ses électeurs pas d’une marionnette » sont autant de slogans inscrits sur les banderoles accrochées au siège de la mairie. Il est utile de rappeler que la commission de la daïra d’Aokas avait procédé au début de la deuxième décade du mois de novembre, à l’affichage d’une liste de 320 pré-bénéficiaires de logements sociaux laquelle a été largement contestée par la population. En effet, selon les dires des contestataires, il y aurait, dans la liste, près d’une centaine de personnes qui seraient, soit étrangères à la commune, soit assez aisées, mais toutefois ne remplissant pas les critères de sélection. C’est pour ces raisons que les sièges de la daïra et de la mairie ont été fermés durant plusieurs jours au mois de novembre et la route nationale n° 9 bloquée à la circulation durant 40 heures, ce qui avait contraint le wali à se déplacer dans la nuit pour demander aux frondeurs de rouvrir le route à la circulation et de dégager une commission qu’il recevra en son bureau. Aux membres de celle-ci, il promettra de réétudier tous les dossiers et de donner des suites dans les meilleurs délais. Hélas à ce jour, aucune suite n’a été réservée aux doléances des émetteurs de recours. Lors d’une conférence de presse qu’il avait organisée la fin du mois passé le wali, en parlant des recours, avait reconnu le retard mais a tenté de le justifier en avançant le bon travail exigé de la commission de recours.

 A. Gana