Frikat Fin de la cueillette des olives – Excellent rendement

La campagne oléicole tire à sa fin. Même si pour cette saison, il y a eu quelques appréhensions tout au début, finalement, tout le monde est satisfait.

Du côté des oléiculteurs, c’est une saison prolifique.  » Pour cette année, les olives n’ont pas été abondantes. Mais, je peux vous dire que c’est mieux que l’an dernier. Même si vous récoltez quelques sacs, vous aurez une quantité d’huile importante. Pour un quintal d’olives du mois d’octobre que j’ai ramassé après le sirocco, j’ai eu quand même plus de vingt-deux litres. En tout cas, tous les oléiculteurs de notre village et même de toute la commune sont très contents d’autant plus qu’ils ont eu une période de beau temps qui leur a permis de cueillir leurs fruits dans de très bonnes conditions climatiques », nous répondra un oléiculteur accosté devant l’huilerie  » Amrouz » sise à Wehrène sur la route vers Ath Ali, à trois kilomètres du chef-lieu communal. Ce fut alors l’occasion pour nous d’approcher le propriétaire de cette huilerie, l’une des plus sollicitée par les agriculteurs en raison de son efficacité. Dans la cour, il ne restait que quelques sacs.  » Ce sont les derniers. Et cela ne veut pas dire que c’est fini. De temps à autre, je suis sollicité par quelqu’un pour d’autres sacs. Une fois que j’aurai amassé quelques dizaines, je mets les machines en marche. Peut-être, il nous reste entre dix à quinze jours d’activité « , nous dira M. Merzouk Amrouz qui revenait déjà de Boghni d’où il ramenait une citerne pleine d’eau car dans ce village l’eau n’est pompée que quelques jours par semaine et qu’elle est destinée uniquement à la consommation. Sollicité pour nous parler de cette activité il acceptera volontiers.  » Ce n’est pas facile de gérer une huilerie surtout que parfois nous avons un problème de pièces de rechange. D’ailleurs, tout au début, j’ai eu une petite panne. Il a fallu que je commande la pièce manquante en Italie. Tout de même, j’ai pu dégripper tout le processus. Pour cette saison, nous avons commencé à la mi-novembre. Et au fil des jours, j’ai constaté que les quantités qui arrivaient étaient importantes. Alors, nous sommes passés à la vitesse supérieure. Avec deux équipes qui travaillent vingt quatre heures sur vingt quatre, nous répondons à la demande de nos clients », nous apprendra-t-il avant de nous faire visiter les lieux et surtout le mécanisme du début jusqu’à l’arrivée de ce produit dans des bacs.  » Comme avantage, le transport de la récolte et de l’huile sont à notre actif. On remet un bon à l’oléiculteur et lorsque l’opération est achevée, il est appelé à régler les frais de la mouture et nous lui acheminons sa quantité d’huile jusqu’à domicile. En plus de la région, je reçois les olives de Draâ El-Mizan, de Bounouh et même parfois du côté de Bouira », enchaînera M. Amrouz. Interrogé sur les frais de la mouture, ce dernier nous dira qu’ils sont fixés à 600 dinars par quintal.  » Lors d’une réunion que nous avons tenue avant l’entame de la saison, nous avions opté pour 800 dinars et après discussions nous avons baissé ce tarif de 200 dinars », précisera-t-il. Ce que n’oubliera pas notre interlocuteur de dire est que pour cette saison les rendements sont excellents.  » Nous avons eu des rendements inégalables. Ils varient entre 25 et 30 litres au quintal. C’est presque du jamais vu du moins ces dernières années. Pour satisfaire nos clients, nous arrivons à traiter jusqu’à deux cents hectares en vingt-quatre heures car vous savez que les oléiculteurs, en voyant leurs sacs stockés dans la cour, ils se sentent négligés. En tout cas, le registre que nous tenons sur l’arrivée des clients fait foi », poursuivra-t-il. Et avant de quitter les lieux, M. Merzouk Amrouz nous confiera qu’il investira dans ce créneau dès l’année prochaine avec la mise en service d’une autre huilerie moderne et sophistiquée au niveau du chef-lieu communal. Non seulement il active dans ce secteur, mais il est aussi l’un des fabricants de couscous des plus connus de la région où est organisée annuellement la fête du couscous. Quant aux prix appliqués aujourd’hui, ils varient entre 600 dinars et 700 dinars le litre chez les producteurs.

Amar Ouramdane