Tizi-Ouzou grève de la faim des travailleurs du FNPOS – Suite et fin !

Le bras de fer engagé entre les grévistes de la faim du Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS) de la wilaya de Tizi-Ouzou et leur administration a pris fin dans l’après-midi d’avant-hier dans le bureau du premier responsable de la wilaya où un accord a été conclu avec leurs représentants syndicaux permettant de mettre fin au conflit.

Comme prévu, un débrayage des secrétaires généraux des différentes caisses d’assurance a eu lieu dans la matinée d’hier, où la fin du calvaire des grévistes de la faim du FNPOS a été annoncée aux travailleurs. Les trois grévistes de la faim ont, quant à eux, été reçus au cabinet du wali où des contrats de travail les attendaient « J’ai signé un contrat à durée indéterminée (CDI) quant à mon collègue Hamid Chelouche, il signera son contrat de réintégration une fois que l’erreur qu’il comporte soit rectifiée à la direction générale à Alger » nous déclarera l’un des grévistes de la faim en l’occurrence M Mohand Arezki Dehak. « On reprend le travail dimanche, quant aux autres points de notre plate-forme de revendications, ils seront pris en charge au fur et à mesure. » précisera-t-il. Dans une déclaration de l’union de wilaya et locale de l’UGTA parvenue à notre rédaction, les cadres syndicaux UGTA de la sécurité sociale toutes caisses confondues de la wilaya de Tizi-Ouzou saluent « le dénouement heureux de l’action de la grève de la faim engagée par nos frères et collègues du FNPOS pour réclamer et revendiquer leurs seuls droits portés dans le protocole d’accord signé par la direction générale de ce fonds avant qu’elle ne le renie » précise les signataires du document. En outre, les rédacteurs de la missive ne manqueront pas de saluer l’intervention du wali M Abdelkader Bouazghi qui « conscient de la légitimité des revendications et soucieux de la préservation de la sérénité dans notre wilaya que des pyromanes à partir de leurs bureaux douillets d’Alger tentent de déstabiliser, n’a ménagé lui aussi, aucun effort pour faire valoir les droits des frères grévistes. » écrivent-t-ils, ajoutant « à l’endroit de tous ces gestionnaires qui continuent à faire dans le despotisme, nous leur dirons basta ! Le temps des dictateurs, des despotes et des tyrans est révolu et que le travailleur n’est guère leur esclave ou leur serf pour en disposer à leur guise ».

Les rédacteurs du document interpellent aussi les pouvoirs publics à leur tête le Président de la République pour qu’il soit mis fin à ce genre de comportements qui « ne plaident guère pour la paix et la stabilité du pays encore moins à son économie » fustigent les syndicalistes.

Les rédacteurs de la déclaration exigent l’intervention du ministre du travail pour que « cesse la marginalisation des travailleurs de ce fonds et remettre à sa place son directeur général qui devrait s’atteler plus à satisfaire le programme du Président de la République en matière de réalisations de logements au profit des cotisants de ce fonds qui accuse d’énormes retards qu’à s’acharner sur les travailleurs et leurs représentants syndicaux légitimes. »

 Karima Talis