Les infrastructures sportives manquent sensiblement à Bouzeguène. L’Olympique Club Aït Said (OCAS) créé en 2002 et l’Olympique Sportif d’Ahrik (OSA) créé en 2009 n’ont même pas de salle. Les entraîneurs des deux équipes sont contraints de chercher à chaque fois où peuvent s’entraîner leurs athlètes. Ceux-ci, au nombre de 45, âgés de moins de 16 ans, s’entraînaient au complexe sportif d’Aït Ikhlef, mais ce ne fut que provisoire. Pourtant, et en dépit de ces conditions catastrophiques, les deux clubs forment des athlètes de haut niveau, qui honorent la région et le pays tout entier. C’est le cas de Nassim Meziani issu du club sportif d’Ahrik qui a remporté plusieurs titres dont une médaille de bronze au Bahrein, la semaine dernière. « Nous nous entraînons dans une salle à Ahrik qui ne répond nullement aux normes. Notre santé y est même en danger. C’est le local d’une ancienne mosquée », déplore Hocine Babou de l’OSA. Les parents des jeunes talents de Bouzeguène se font beaucoup de soucis pour l’avenir de leurs enfants. « Je suis père de deux athlètes et je vois à quel point mes enfants, qui sont très passionnés par le tennis de table, souffrent de cette situation. Ils ne font qu’une séance d’entraînement de temps en temps, ce qui les empêche d’évoluer et de participer à des compétitions. Nous interpellons les autorités locales et les exhortons à intervenir pour prendre en charge ce problème. Il nous faut une salle digne de ce nom. C’est grâce au sport que nos enfants échappent aux différents fléaux sociaux qui les guettent », nous dira un citoyen. « Nous parvenons à gagner devant des équipes qui ont plus de moyens que nous, c’est dire la volonté de nos jeunes talents. Malheureusement, il nous arrive d’annuler des compétitions en raison du manque d’entraînement », dira Azouaou Smail, entraîneur de l’OCAS.
Fatima Ameziane

