Il lui sera rendu durant trois soirées de suite, la semaine prochaine – Hommage à Cherif Kheddam

À l’occasion du 3ème anniversaire du décès de Dda Cherif, la chaîne A3 diffusera le vendredi 13 février à 21h une émission spéciale «pour retracer les moments forts de l’itinéraire du maestro en rapport avec la musique contemporaine», nous confiera Tahar Boudjelli, le manager, producteur et ami de celui qui aura donné ses lettres de noblesse à la musique kabyle.

Par ailleurs, un vibrant hommage lui sera rendu par le grand orchestre symphonique national sous la direction de Farid Aouamar. Plusieurs vedettes de la chanson auxquels se joindront de jeunes talents chanteront les chefs-d’œuvre de ce grand artiste pendant 3 soirées, qui seront rehaussées par la présence de Kamal Hamadi, présent à tous les hommages. Le 15 février, le public algérois investira le Palais de la culture pour faire vibrer ses sens aux airs et aux mélodies que Dda Cherif a légués à la musique universelle. Le 16 février, ce sera au tour du public de la Haute Kabylie de savourer l’art de l’auteur d’«A lemri» au théâtre Kateb Yacine de Tizi Ouzou, et le 17 février, le public de Vgayeth Thelha remplira l’enceinte de la Maison de la culture pour honorer la mémoire de celui qui a consacré une de ses meilleures chansons à la coquette Béjaïa. Gageons que l’infatigable Farid Aouamar, qui est l’un de nos plus grands chefs d’orchestre, saura donner une grande dimension à la musique de Cherif Kheddam dont il nous fera redécouvrir l’immense talent. Chérif Kheddam, monument de la chanson et de la musique kabyles, est décédé à Paris, le 23 janvier 2012, à l’âge de 85 ans. Il repose dans son village natal Boumessaoud, commune d’Imsouhal, où une immense foule était venue l’accompagner à sa dernière demeure. Tahar Djaout qui lui consacrait un article dans «Ruptures» disait : «Chérif Kheddam n’a jamais joué à la vedette. Il n’a jamais cherché la célébrité. N’a jamais été attiré par les médias. Le milieu artistique même lui est peu familier, il ne s’y aventure que lorsqu’il a besoin de musiciens».

Ali B.