Tizi-Ouzou Il s’est étalé sur deux jours, à la maison de la culture Mouloud Mammeri – Hommage à Rahim

L’artiste Rahim a été au centre d’un hommage qui lui a été rendu à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, avant-hier et hier. L’œuvre de Rahim, qui n’est plus à présenter, a été ainsi revisitée pendant ces deux jours, consacrés à la commémoration de la triste disparition de l’artiste. La première partie de l’hommage, organisé par la direction de la culture en collaboration avec la famille du défunt, venue du village Imkechren, dans la commune d’Aït Aïssa Mimoun, a permis de mettre en avant la vie artistique du chanteur, à travers une exposition de photographies, de coupures de presse et autres pochettes d’albums de l’artiste. Des portraits de Rahim au cours des concerts et fêtes qu’il a animés, ou lors de ses voyages, ou encore en compagnie d’autres artistes et amis ont embelli le hall de la Maison de la culture Mouloud Mammeri. D’autres photos représentaient la vie privée du défunt artiste, notamment en compagnie de ses deux enfants Massy et Tafat. L’exposition a d’ailleurs beaucoup attiré les fans du regretté interprète de « iya dh am inigh », 5 ans après sa disparition. Hier, dans la matinée, une visite a été organisée à Aït Aïssa Mimoune par la direction de la culture. La délégation a ainsi procédé à un dépôt de gerbe de fleurs et à un recueillement sur la tombe de Rahim. Dans l’après-midi, un gala était prévu à la salle de spectacles de la Maison de la culture. Le programme signalait la présence d’une pléiade d’artistes, même si leur nombre et leurs noms n’ont pas été dévoilés. De son vrai nom Rahim Mohamed, le défunt artiste est né le 7 décembre 1963, au village Imkechran dans la commune d’Aït Aïssa Mimoum. Il a fréquenté l’école primaire d’Ighil Bouchène. Son amour pour la musique et son talent se sont dévoilés très tôt, déjà devant ses camarades de classe, au collège CNET de Tizi-Ouzou. Il eut sa première guitare en 1974. Un petit instrument en plastique que son oncle lui avait offert, en échange de son ballon ! Depuis, sa voie était tracée. Il ne lui restait plus qu’à trouver une occasion pour s’imposer en tant qu’artiste et se faire connaître du grand public. La chance lui sourit, en France. Sous l’aile protectrice du chanteur Fahem, il entre en studio en 1984. Depuis, ce fut une succession de titres et de tubes qui ont à chaque fois trouvé échos auprès du public, de plus en plus nombreux. Il a entre autres interprété Acim et Hader iman-im. Son public continue à lui être fidèle, 5 années après sa disparition.

 T. C.