Rien ne va plus dans certains établissements scolaires de la wilaya de Tizi-Ouzou ces derniers temps. Rien que la semaine écoulée, deux établissements ont été secoués par la violence qui aura inquiété plus d’un. Au lycée de Tizi N’Tleta, à titre d’exemple, une commune relevant de la daïra des Ouadhias, une rixe entre deux élèves s’est retournée à une bagarre généralisée entre élèves du même lycée. Fort heureusement, ce drame qui aurait pu endeuiller des familles entières a fini par être évité et ce, grâce à l’intervention du personnel et des services de sécurité. En effet et selon les élèves de ce lycée de Tizi N’Tleta, cette rivalité aurait commencé entre deux élèves par un échange de paroles controversées avant que cela ne se transforme en une vraie scène de combat. « Ces deux écoliers n’ont pas hésité à passer à l’action après leur petite dispute, les cris ont commencé dans les deux sens et chacun veut régler ses comptes », dira un lycéen. Ce dernier souligne que les deux antagonistes de différentes localités se sont accrochés durant peu de temps avant que leurs camarades se mêlent, eux aussi dans ce conflit « C’est à partir de là que le danger a commencé à se sentir » racontera-t-il. Par ailleurs, les enseignants ainsi que tout le personnel ne pouvaient plus maîtriser la situation et c’est les services de sécurité des Ouadhias qui sont intervenus pour mettre fin à cette violence qui aurait pu, dit-on, engendrer des victimes « Il n’y a aucune raison valable pour que cela se dégénère en une bagarre générale, on est vraiment traumatisé choqué de voir cette scène de guerre. Nous sommes dans un établissement scolaire pour étudier et non dans un autre lieu malsain ! », déplorera une lycéenne. En outre, un parent d’élève que nous avons également abordé dira que ce genre de drame n’a jamais été vécu ni au lycée des Ouadhias où j’ai fait mes études ni dans les autres établissements « Je suis outré et stressé par ce qui s’est passé au lycée de Tizi N’Tleta et j ai peur que cela ne prenne de l’ampleur à l’avenir ». Lui emboitera le pas, un autre parent fustige certains ses pairs : « Il faut que les parents inculquent à leur progéniture l’amour et non la haine, la division et le tribalisme, car cette idiologie archaïque nous a fait payer beaucoup de choses, il faut que cela cesse ! » préconisera-t-il. Il va sans dire que le mal a été évité de justesse grâce à l’intervention des responsables locaux et des services de sécurité. Les parents, les responsables locaux, les sages, les associations, les psychologues, les médecins et le personnel des établissements scolaires sont appelés à sensibiliser les écoliers, car, si la violence s’installe dans les écoles, on assistera à des dérapages aux conséquences néfastes.
A. G
