La crise qui se secoue l’APC d’Azazga n’arrive toujours pas à se résorber. Le bout du tunnel ne sera pas pour demain car chaque jour apporte son lot d’accusations, en somme le bras de force continue davantage et dans une semaine, on bouclera les 5 mois depuis que le siège est mis sous scellé et que les élus sont empêchés d’y pénétrer. Les élus maintiennent leur position et réajustent leurs tirs cette fois en qualifiant les protestataires d’« individus identifiés et connus » ou encore d’« énergumènes » au lieu de comités de villages ou encore une frange de la population. Une littérature violente qui répond, à bien des égards, au vocabulaire employé par leurs adversaires et surtout témoigne de l’enlisement du conflit. Dans une déclaration rendue publique qui fait suite à une réunion tenue le 10 et le 12 de ce mois, les élus estiment que les autorités doivent sortir de leur mutisme afin de les rétablir dans leurs droits. 14 élus, sur 19 que comporte l’exécutif communal, signataires de ladite déclaration dont l’actuel maire se démarquent des ennuis engendrés par cette situation et se déclarent « nullement responsables des désagréments causés au fonctionnement de la commune et aux préoccupations des citoyens ». S’appuyant sur les conclusions de la commission diligentée pour s’enquérir de la gestion de la commune et qui, finalement, n’a pas pu épingler l’actuel exécutif, ils considèrent que c’est là une réponse aux griefs élancés à leur égard et surtout accrochés au fronton du siège de l’APC. En dépit de ses conclusions « aucune autorité n’a jugé nécessaire d’user de sa diligence afin de rétablir les élus dans leurs droits et l’APC dans son fonctionnement normal » ajoutent-ils. Ils se considèrent victimes de l’anathème et que l’autorité de l’Etat a été bafouée, pourtant « seule habilitée à répondre à de tels actes de violence accompagnés de dénigrements, de diatribes et de diffamations auxquels se sont adonnés impunément sur la place publique certains énergumènes à l’encontre des élus, des autorités et de la volonté populaire. » Ils assurent en définitif les citoyens de leur « non implication, dans une quelconque complicité » et, surtout, ils pointent du doigt les autorités qu’ils exhortent de sortir de leur silence « notre conviction et espoir est de voir les dépositaires de l’autorité de l’Etat se manifester incessamment afin de restituer l’APC à la population. » concluent-ils.
D.Ferhat
