Tizi-Ouzou Affaire du blocage de l’APC d’Azazga – L’APW s'en mêle !

Cela fait près d’un semestre que l’APC d’Azazga est inaccessible pour le maire et sa majorité, priés pour rappel de plier bagages et rentrer chez eux un certain 21 septembre 2014.

C’était sur un coup de force de la coordination des villages de la municipalité qui réclame, depuis ce jour-là la dissolution de la dite APC. La mairie n’est ouverte, depuis, que pour l’état civil afin de ne pas pénaliser davantage la population locale. Bien des « démonstrations publiques » ont été initiées entre temps par les deux camps (le maire et ses supporters d’un côté et la coordination des villages de l’autre), pour tenter d’avoir raison de l’autre. A ce registre, il serait toutefois utile de préciser que la coordination mène de loin devant, avec notamment cette unanime mobilisation de la ville d’Azazga qui s’est faite, le 13 janvier dernier, ville totalement morte tout au long de la journée pour justement appuyer la revendication du départ des élus portée par la coordination. Mais la situation n’a pas pour autant changé d’un iota. Les élus décriés n’accèdent certes pas au siège de l’APC, mais officiellement ils ont toujours leur statut. De son côté la coordination des villages n’a jusque-là pas eu la dissolution de l’assemblée souhaitée, n’empêche que c’est « sa loi » qui passe désormais à la mairie où elle continue d’observer « la garde » et l’interdiction d’accès à l’exécutif, au quotidien. En évoquant ce sujet de la longévité de leur action, un des animateurs y trouve justement un « à faire valoir » qu’il met en exergue : « Si le mouvement tient encore, c’est parce que la revendication qu’il porte est celle de toute la population d’Azazga. Que tout le monde sache que la permanence est observée à tour de rôle. Ce sont les villages qui délèguent qui fera quoi. Et la population reste mobilisée et déterminée à aller jusqu’au bout pour arracher la dissolution de l’assemblée ». C’est le message réaffirmé de la coordination des villages qui se dit toutefois ouverte à toute « discussion salutaire » qui peut amener à solutionner l’imbroglio. Et c’est dans cette optique que des représentants de la coordination ont accepté de recevoir, à Azazga, une délégation de l’APW de Tizi-Ouzou qui a tenté une approche ces derniers jours. Une deuxième rencontre a même eu lieu entre les deux parties, au siège de l’APW cette fois. Face à l’enregistreur, une voix acquise à la cause de la coordination dit que « les deux entretiens se sont déroulés dans une ambiance fraternelle. On leur a exposé le problème et on leur a dit que s’ils pouvaient contribuer à dénouer la situation, on sera les premiers à applaudir. On leur a expliqué toutefois que c’est plutôt l’administration qui est attendue à manifester sa bonne volonté face à ces élus qui s’accrochent à leurs fauteuils. Qu’elle agisse sur le cas de la crèche municipale, sur les 120 constructions illicites… Qu’elle fasse un geste d’abord, à ce moment-là on pourra évoquer le reste ». Mais en Off c’est un tout autre commentaire que concède la même voix : « On a répondu à la sollicitation plus par correction, mais sinon que peuvent-ils faire, entre nous ? Ce ne sont que des élus ! Certains sont même tout autant en conflit dans leur propre parti… Mais on s’est mis à table avec eux pour montrer que notre volonté n’est pas de bloquer Azazga mais de lui construire un avenir meilleur. Tout ceux qui sont dans cette perspective, qu’ils comptent sur nous pour être leurs alliés ». Manière de dire « qu’on n’y croit pas trop mais on est allés quand même…  » A l’APW de Tizi-Ouzou, on semble pourtant prendre les choses au sérieux puisqu’on ne se serait pas limité à discuter avec seulement les animateurs de la coordination des villages. Des bruits font état en effet que des pourparlers ont été également engagés avec le maire d’Azazga et le wali de Tizi-Ouzou, visiblement en vue de parvenir à un « consensus » pour le règlement de ce conflit. En attendant, la coordination semble, elle, décidée à occuper davantage le terrain avec un nouveau rassemblement en vue, « très probablement samedi prochain », confirme une voix autorisée des contestataires.

Djaffar C.