«Nous aurions pu être la première commune à être raccordée au gaz naturel»

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La Dépêche de Kabylie : La jeunesse dans tous les villages crie son désespoir face au manque de travail et l’absence de lieux de divertissement. Que dites-vous à ce propos 

Moussaoui Boualem: Nous manquons atrocement de moyens pour donner à nos jeunes les postes de travail sans lesquels ils ne peuvent s’épanouir. Il nous est actuellement impossible de satisfaire toutes les demandes d’emploi avec seulement 4 malheureuses offres depuis plusieurs mois. Il est vrai aussi que les infrastructures manquent, néanmoins, chaque village compte un foyer de jeunes.  Il nous faudra des années pour pouvoir répondre à tous les besoins de nos jeunes, mais nous invitons ceux-ci à contribuer en créant des microprojets. 

Le secteur de l’agriculture par exemple a un grand besoin de leurs bras.

La santé l’éducation et les télécommunications sont des secteurs qui souffrent d’une déplorable situation…

 Nous sommes persuadés qu’il y a beaucoup de manque en termes d’organisation et de rigueur dans le travail, ce qui nous a conduits à tenir une réunion entre maires de la daïra Bouzeguène, dimanche dernier, au siège de l’APC de Bouzeguène, afin d’en débattre et trouver de solutions.

Pour l’éducation par exemple, nous avons pris toutes les mesures pour que chaque établissement scolaire ait le chauffage et soit desservi par le transport. Les élèves ont énormément souffert durant le dernier épisode neigeux.

 Est-ce que les PCD et BS sont suffisants  pour rattraper le retard dans le développement local ?

Le plus important et de travailler ensemble pour un bon choix des projets qui doivent profiter à toute la population. Nous avons ainsi décidé de construire un nouveau siège d’APC qui répondra aux normes, réaménager les routes à commencer par celle menant du chef-lieu vers Cherea qui est en cours de réalisation. En effet, sans routes en bon état, aucun développement ne peut voir le jour.

Le gaz naturel est une nécessité urgente. Où en est le projet ?

Nous aurions pu être la première commune à  être raccordée au gaz naturel. Mais malheureusement, à cause des oppositions et de la difficulté du relief de zone, les travaux ont pris du retard, ce qui a suscité la colère de nos concitoyens. Toutefois, je rassure la population, les oppositions ont presque toutes été levées et les travaux ont avancé de 30%, à peu près 3 km.

On a commencé à partir de Tabouda à Illoula Oumalou, par la haute pression, et là on en est aux travaux de raccordement qui vont commencer incessamment.

Le wali a promis de veiller sur l’avancement du projet et a instruit deux entreprises de commencer la basse pression dans les villages. L’enveloppe financière est prête.

La localité a des potentialités en tourisme. Que projetez-vous comme investissement durant votre  deuxième mandat ?

Effectivement, nous avons des sites d’une beauté inouïe. Et l’un de nos projets que nous souhaitons réaliser durant notre deuxième mandat est celui de la réalisation d’un complexe sportif de proximité au lieudit Aswel.

Le site se prête parfaitement bien pour la pratique du parapente, ce qui boosterait sensiblement le tourisme dans notre région et ferait de celle-ci une destination privilégiée. Avec l’aide l’Etat, nous ferions des merveilles à Aït Ziki. Actuellement, nous œuvrons à la construction de l’auberge de jeunesse.

Qu’en est-il de vos projets environnementaux ?

Pour protéger l’environnement, nous avions prévu une campagne de reboisement, mais la Conservation des forêts nous a informés que nous ne disposions que de moyens de sensibilisation, alors que nous avons besoin de moyens de travail plus concrets. Nous voulons planter des arbres, et pas seulement dans les occasions. Nous voudrions également avoir un centre de tri dans notre commune.

Un mot pour conclure ?

J’invite les gens à collaborer avec nous pour mettre en avant tous les programmes de développement. Nous voulons encourager l’agriculture et dynamiser le tourisme. Nous demandons à nos concitoyens de nous faire confiance car tout peut changer. Quand on veut on peut.

Entretien réalisé par Fatima Ameziane.

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