Education nationale : Décision de la réunion ministère-syndicats – Une commission pour réviser les statuts des travailleurs

Une nouvelle rencontre a réuni mercredi dernier la Ministre de l’éducation nationale et l’ensemble des syndicats autonomes activant dans le secteur, au niveau de son département.

La ministre de tutelle multiplie en effet, les tentatives pour essayer de désamorcer la crise qui menace son secteur, d’autant que l’intersyndicale de l’éducation qui regroupe en son sein sept syndicats a brandi la menace de radicaliser son mouvement de protestation. Les syndicats du secteur de l’éducation se disent ni déçus ni satisfaits de cette réunion qui a duré plus de cinq heures. Le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (CLA), M. Idir Achour nous a signifié que la ministre de l’éducation a donné son accord pour trois revendications principales. Selon lui, la ministre s’est engagée à procéder à l’installation de la commission conjointe chargée de la révision des statuts des travailleurs de l’Education nationale. « La commission mixte chargée de réviser les statuts des travailleurs du secteur sera installée officiellement le 2 mars prochain », a affirmé le porte-parole du CLA. Cette dernière, a-t-il dit, regroupera les représentants du ministère de l’Education et ceux des syndicats autonomes, ceux du ministère des Finances et de la direction générale de la fonction publique. En outre, la ministre, a-t-il ajouté a promis d’instruire les directions de l’éducation de régler en collaboration avec les syndicats autonomes les différentes anomalies qui se posent dans chaque wilayas du pays. Le porte-parole du CLA a fait savoir également que la ministre de tutelle s’est engagée à répondre favorablement aux PV de rencontres précédentes avec les représentants de la DRH lesquels vont commencer le travail dans les jours à venir. «Mme Nouria Benghabrit a répondu favorablement aux questions d’urgence mais ça reste insuffisant étant donné qu’il y a plusieurs autres points qui attendent des solutions depuis plusieurs années», a déploré notre interlocuteur. Pour sa part, l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) constate que la Ministre de l’éducation affiche une bonne volonté pour le règlement des préoccupations des travailleurs du secteur restées en suspens. «C’est la première fois que la ministre de tutelle fait des promesses officielles», a fait savoir M Messaoud Amraoui, qui ajoute que «Nous nous sommes malheureusement habitués aux promesses faites par la tutelle mais espérons que cette fois ci le département de Nouria Benghabrit honorera ses engagements». Par ailleurs, le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi) est sorti avant la fin de la réunion. Le chargé de communication et de l’information au sein du Cnapest-Elargi n’est pas satisfait de cette rencontre. Ce syndicat qui mène actuellement une grève d’une journée renouvelable appelle la ministre à la concrétisation de ses revendications. Notons que le procès verbal sanctionnant la rencontre n’a pas été signé à cause du rejet des syndicats de la proposition relative à la rédaction d’une charte d’éthique et de stabilité a indiqué jeudi, le ministère qui réitère sa volonté de laisser les portes du dialogue ouvertes. Dans un communiqué repris par l’APS, à l’issue de la rencontre de deux jours avec les syndicats, le ministère de l’Education a précisé que « le procès verbal commun a buté sur le dernier point engageant l’ensemble des parties à la rédaction d’une charte d’éthique et de stabilité dans le secteur de l’éducation, et donc n’a pas été signé ». Cette charte, précise le ministère, vise à assurer un climat favorable à la construction d’un processus favorisant l’émergence d’une école de qualité. Le ministère a expliqué que  » le procès verbal n’a malheureusement pas été signé malgré l’accord des deux parties sur l’installation d’une commission chargée du réexamen du statut particulier des personnels de l’éducation nationale, ainsi que la mise en œuvre d’un calendrier pour l’exécution des procès préalablement signés.

L. O. Challal