C’est un véritable cri de détresse que lancent les autorités communales et les habitants du village El Kelaâ, situé à 25 kms d’Ighil Ali, chef-lieu communal, suite à cet énième éboulement qui s’est produit, hier, sur une vingtaine de mètres de long du chemin, très détérioré du reste, qui mène au village d’El Kelaâ, a-t-on appris du P/APC, M. Djoulaït Djamel. Ce village se trouve, de ce fait, «doublement» bloqué à cause, d’une part, de la couche épaisse de neige tombée abondamment ces dernières 48 heures, et de l’éboulement qui a remblayé la chaussée, d’autre part. Face à ce gigantesque éboulement, les services de l’APC se disent complètement dépassés, car ils ne disposent pas de moyens adéquats pour dégager la route très fragilisée par ces incessants incidents. M. Djoulaït résume toute la détresse face à laquelle se trouve confrontée l’APC, qui a « tout tenté » durant la journée d’hier, afin de déblayer les remblais sans pour autant y parvenir, vu la dangerosité de la situation. « Nous avons fait tout notre possible pour dégager la route, mais cela nous paraît impossible avec les moyens dérisoires dont nous disposons. Nous avons fait appel à la gendarmerie nationale, à la Protection civile et à la STP (service des travaux publics, ndlr) afin de rédiger un P.V de constatation, lequel sera transmis en urgence à la wilaya pour trouver une solution urgente à ce problème », nous dit M. Djoulaït, qui lance un appel de détresse à travers nos colonnes, vu la situation compliquée. De leur côté les habitants du village El Kelaâ sont très inquiets quant à cette situation chaotique qui est survenue. Nous avons joints, hier, par téléphone, un ancien élu habitant le village El Kelaâ, qui a exprimé l’appréhension de la population de ce village qui avoisine les 400 âmes. « Nous sommes tous bloqués, ici, dans le village. Ni les élèves ni personne d’autre n’ont pu sortir du village à cause de l’éboulement et de la neige, qui ont obstrué le chemin desservant le village. Nous sommes vraiment très inquiets par cette situation, et nous lançons un appel de détresse aux pouvoirs publics afin qu’ils nous viennent en aide. D’autant plus que nous n’avons pas de quoi tenir longtemps », vocifère de l’autre bout notre interlocuteur.
Syphax Y.

