La carrière de tuf fermée

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Les riverains de la carrière de tuf l’ont fermée depuis le quinze janvier. «  Elle a été exploitée pendant une dizaine d’années par une SPA. Comme nous savons que l’autorisation obtenue par cette entreprise auprès du ministère des mines a expiré alors, nous avons interdit à tous les camions d’y accéder  », nous fera savoir un contestataire. Si besoin est de le rappeler, les habitants avaient, à maintes reprises, demandé sa fermeture, en vain. Car, les exploitants avaient les documents nécessaires pour l’extraction de ce matériau. «  Elle nous a causé d’innombrables désagréments. En plus de la pollution, elle a été aussi à l’origine de la dégradation de l’environnement avec la déforestation du maquis et même d’oliviers plantés dans le site. Le CW 107 n’a pas été épargné par les dizaines de camions fortement chargés de tuf », ajoutera un autre signataire de la pétition envoyée à l’APC sollicitée à ce sujet afin de prendre les mesures qui s’imposent pour la fermeture définitive de ce gisement. D’une superficie de douze hectares, cette carrière produit des milliers de mètres cubes par jour pour lesquels la collectivité ne tire presque pas de bénéfices à l’exception des quelques millions de centimes provenant de sa location. « Nous avons une copie de la décision de son exploitation. Elle porte le N° 12 pour une durée de dix ans c’est-à-dire de 2005 jusqu’à 2015. Mais, cette fois-ci, nous sommes décidés à ne plus accepter que cette autorisation ne soit prolongée. Vous savez, dès que les engins commencent l’extraction ou encore dès l’arrivée des camions, on ne dort pas une minute et ce jusqu’à une heure tardive de la nuit », ajoutera un autre intervenant. En tout cas, même de leur côté les autorités locales ont saisi par écrit tous les services concernés afin qu’aucun renouvellement d’autorisation d’exploitation ne soit prononcé. «  On ne veut plus voir aucune autre entreprise revenir sur les lieux. Si ce terrain appartient à la commune, qu’on l’utilise au moins pour la réalisation de projets de développement tels par exemple des logements sociaux », estimera une autre personne. Pour le moment, le site est fermé et c’est le wait and see. Notons que dans cette commune rurale, les quelques assiettes foncières communales ont été toutes utilisées, peut-être que ce site, comme le souhaitent les riverains, serve à quelque chose.

Amar Ouramdane

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