Les étudiants du campus sud de l’université M’hamed Bougara de Boumerdès bloquent, depuis mercredi dernier, l’accès aux salles de cours de l’ex-INIM, pour réclamer le report des examens. Alors que les épreuves de sciences technologiques, d’informatique, de génie mécanique et d’autres filières de langues étrangères étaient programmées, l’avant-veille, du week-end dernier, un groupuscule d’étudiants a fermé le portail de ladite faculté. « La période d’arrêt de cours de cinq jours, dont nous avions disposée, s’est avérée très insuffisante et nous ne pouvions pas, par conséquent, entamer ces examens », nous a confié l’un des représentants des protestataires, en ajoutant que le débrayage est suivi par les étudiants des différentes filières susmentionnées. L’on diverge, cependant, concernant la fixation des nouveaux plannings des épreuves : alors que les étudiants des filières de sciences exactes ou de technologie auraient eu l’aval de l’administration pour les reporter au mois de septembre prochain, ceux des langues étrangères et de biologie n’auront d’autres choix que les journées de samedi, au retour des vacances de printemps. L’on attend, en tout cas, qu’il y ait un accord définitif entre l’administration et les délégués de ce mouvement de grève, qui s’était poursuivi hier encore. Les nombreuses grèves enregistrées au niveau de cette faculté depuis octobre dernier, ne sont guère et pour cause sans conséquences sur le cursus de l’étudiant. « A quoi servira finalement un diplôme obtenu suite à la réussite dans des examens tirés d’un nombre très limité de cours », s’inquiètent des étudiantes de première année en langue et littérature française, dont le département était pratiquement à l’arrêt du début de l’année universitaire à la mi-janvier 2015. Le même ressentiment est, hélas, partagé à quelques nuances près, par les étudiants d’autres départements.
Salim Haddou
