Selon différents constructeurs automobiles, l’installation d’unités de montage de voitures n’est pas à écarter.
C’est le cas notamment, de la marque chinoise Mahindra représentée par le groupe Saida qui à travers son P-DG a affirmé que « la création des usines de montage en Algérie est dans ses perspectives vu l’explosion du marché en Algérie. »
Ainsi, les Chinois qui ont débarqué en force lors de ce 13e salon envisagent à l’unanimité de créer, dans un avenir proche des usines de montage selon la demande et la tournure que prendra le marché automobile en Algérie.
Néanmoins, d’autres constructeurs n’envisagent pas pour le moment de s’y installer motivant cette décision par les différentes mesures prises par le gouvernement à l’instar de la suppression du crédit à l’achat.
De son côté, le représentant diplomatique de la France à Alger, a évoqué la possibilité d’installer dans le futur en Algérie, des unités de montage de voitures dans le cadre d’un partenariat entre les investisseurs algériens et français. Selon lui, ce projet est le fruit de différents partenariats entre les deux parties dans le domaine automobile que ce soit dans la formation, la distribution ainsi que la commercialisation.
Xavier Driencourt soulève aussi la présence en force des marques françaises en Algérie et l’engouement que porte les Algériens aux trois constructeurs principaux. En présence d’opérateurs économiques et de concessionnaires locaux représentant des constructeurs automobiles français, l’ambassadeur de la France à Alger a affirmé que l’effort actuellement déployé par l’Algérie en matière de développement des infrastructures de base, notamment le projet de l’autoroute Est-Ouest, encouragent l’investissement dans ce domaine et sera un atout pour redynamiser le secteur et le développer comme cela se fait dans d’autres pays. Ainsi, ces usines auront divers avantages qui favoriseront le consommateur qui est victime actuellement de mesures draconiennes de la part du gouvernement : suppression du crédit à la consommation, l’imposition des taxes ainsi que la délocalisation du débarquement de véhicules neufs du port d’Alger vers celui de Mostaganem, ce qui a engendré des frais supplémentaires qui se répercutent sur les prix des véhicules.
Rappelons que durant la 13e édition du salon de l’automobile d’Alger, les taxes des véhicules se situent entre 70 000 et 250 000 DA et les remises ne semblent pas faire décoller les ventes selon les concessionnaires.
Hacène Merbouti
