“Ibdel ussirem” dans les bacs

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Le chantre à la voix suave, Baylache, vient de mettre dans les bacs un nouvel album au grand bonheur des mélomanes. “Ibdel ussirem” est le titre qu’a choisi le jeune chanteur d’Akfadou pour aborder la nouvelle année 2015 sous de bons auspices.

Le choix des mots et des mélodies n’est guère fortuit, car le rossignolet d’Ait Amara fouine aux fins fonds de son âme pour puiser une poésie mélodieuse et charmeuse à la fois. Un style qui lui colle désormais, et avec ce nouveau-né les fans de Baylache se délecteront forcément par un chapelet de chansons, aussi riche que varié. Issu d’une famille d’artistes, Aballache Yazid, de son vrai nom, a de tout temps baigné dans l’univers de la musique, d’autant plus que son père est le célèbre Idir du groupe Akfadou. Ayant à portée de main divers instruments de musique, la magie des mélodies a opéré toute seule en accueillant à bras ouverts le jeune Aballache. Dès son plus jeune âge, il fredonnait avec une aisance hors pair des airs de musique de tout genre. Du châabi au folklore, en passant par la musique moderne, Baylache a su se frayer son petit bonhomme de chemin, gravissant des échelons au fil des années.  Armé d’une volonté inouïe, l’Enrique Iglesias, version kabyle, croit dur comme fer à sa bonne étoile, en allant jusqu’au bout de ses rêves. Auteur, compositeur et chanteur à la fois, Baylache a concrétisé son souhait le plus cher, celui de produire son propre album. C’est en 2008 que le premier album a vu le jour aux éditions Allagh Music sous le titre Abrid Ideg ur Dettughaledh. Le jeune talent en herbe ne s’est pas arrêté à mi-chemin, car un deuxième album est sorti en 2011 avec comme intitulé hesbeghtt ynu. En 2013, Baylache s’est illustré par une production allant crescendo, jetant son dévolu sur des thèmes axés sur l’identité et l’amour. Le titre est illustratif à plus d’un titre, taqbaylitt nnegh, un hymne à l’identité kabyle et aux sacrifices de nos aïeux.En 2015, une année timbrée d’espoir et de renouveau pour le prodige d’Ath-Mansour qui ne jure que par la qualité et le travail. Ce nouvel opus privilégie une musique aérée et eurythmique sans égal. Juriste de formation, Baylache plaide pour une musique de qualité et une poésie exquise. Six belles chansons viennent enrichir ce quatrième album, enregistré aux éditions Mélody. Ibdel ussirem, yidem, imawlan, urar, viva algéria et tayrim sont entre autres les titres qu’a choisis Baylache pour son nouveau-né. » La musique coule dans mes veines sans discontinuité. La chanson kabyle a besoin d’un nouveau souffle pour l’adapter au temps moderne, et c’est à nous les jeunes chanteurs de prendre le flambeau pour hisser au firmament notre art musical », dira avec un grand sourire, Baylache. Dans le même sillage, nous avons interrogé notre interlocuteur sur le constat qu’il fait quant à la chanson kabyle, la réponse va dans le sens des moyens matériels et humains. « La chanson kabyle est appelée à s’améliorer qualitativement, et ce en sortant des sentiers battus. La qualité résulte d’un travail de recherche dans l’art musical, d’autant plus que les moyens existent, pour peu qu’on mette la main à la pâte », affirme le jeune chanteur.  Les projets sont autant prolifiques que prometteurs. Plusieurs spectacles dans différentes wilayas sont prévus pour les mois à venir, et c’est dans cette optique que Baylache compte redoubler d’efforts pour satisfaire davantage son large public qui ne cesse de s’agrandir. Se produire à l’étranger est plus qu’une consécration pour moi. « Le Zénith ou l’Olympia, ça ne se refuse pas. L’avenir est devant moi, ce qui m’importe le plus est d’être fidèle à mes fans tout en portant la chanson kabyle hors des frontières », conclut avec une note d’optimisme, la future star de la chanson kabyle.

Bachir Djaider

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