À l’instar de toutes les associations de défense des personnes handicapées, l’association DEFI d’Aokas a célébré hier, la Journée nationale de l’handicapé. Des activités festives ont été organisées au centre d’Aokas au profit des élèves des deux centres gérés par ladite association, à savoir celui d’Aokas et celui de Taskriout. Sur un fond de musique, dégagée en permanence par les baffles, des activités artistiques et clownesques ont été l’œuvre de certains enfants, et auxquelles ont, d’ailleurs, participé les adultes, à l’instar du maire d’Aokas et d’un avocat bien connu dans la région, ceci au grand bonheur de cette frange marginalisée de la société. Un magicien invité pour la circonstance a émerveillé par ses insolites tours, les présents. Aux côtés des élèves, de leurs parents et de l’encadrement des deux centres, il y avait la présence des autorités locales, notamment le chef de daïra, les présidents d’APC d’Aokas et Tizi N’Berber, les représentants de la police et de la gendarmerie ainsi que la directrice de l’agence de développement social (ADS), alors qu’aucun représentant de la Direction de l’action sociale ni de l’APW n’a daigné assister malgré les invitations qui leur ont été envoyées. Dans son intervention, le président de l’association, Mustapha Brahmi, fera un aperçu sur les défis de DEFI. Il dira que « nonobstant le fait que nous allons festoyer le temps d’une journée, aussi symbolique soit-elle, il est utile d’évaluer le chemin parcouru dans la prise en charge de la personne handicapée ». Il enchaînera en rappelant que l’objectif primordial est l’insertion de ces derniers dans un milieu de travail et, pour cela, une convention de financement d’ateliers pédagogiques pour le travail des élèves adultes vient d’être accordée par les pouvoirs publics, mais l’absence d’une assiette de terrain peut retarder le projet. Interrogé sur place, le chef de daïra rétorquera que les autorités sont derrière le dossier pour attribuer à l’association un terrain adéquat. À travers les autres communes de la wilaya, des activités ont été également, organisées par les différentes associations. L’association Assirem d’Akfadou a invité un psychologue et un enseignant universitaire pour animer, au niveau de la maison de jeunes de la localité deux conférences-débats pour débattre de l’enfant handicapé alors que celle d’El Kseur, en programmant des conférences-débats, a opté pour des thèmes portant sur la prise en charge précoce de l’enfant handicapé. Bien entendu, ces conférences ont été clôturées par des galas artistiques. L’animation n’a pas manqué à Barbacha, Amizour, Akbou et Sidi Aïch où les associations locales avaient organisé des galas et une multitude d’activités pour égayer, le temps d’une journée, cette frange de la société.
A. Gana
