Situé en pleine montagne, Imazdhourar est le dernier village de la tribu d’Imchedallen à avoir gardé intact des vestiges dont l’existence remonte loin dans l’histoire de la région. Le site se tient sur le flanc nord-ouest du majestueux Lalla Khadidja à quelques trois kilomètres du col de Tizi-N’koulal en faisant face à Thabourht Thamelalt et Asouel ; deux coins paradisiaques par leur splendeur et l’air pur qui y règne. Dans ce coin de la Kabylie, on ne risque pas de mourir de faim tant l’hospitalité du aârch est conservée en l’état et l’accueil réservé aux étrangers des plus chaleureux. Ici, il est devenu notoirement connu de se voir servir un repas très prisé composé d’Iquil (Lait caillé) dans une Thaqevoucht (Une petite cruche d’argile cuite) accompagnée d’une galette et d’un Tvak inighmane (Figues sèches). Conscients de la valeur tant symbolique que calorifique, les villageois se font un plaisir de l’offrir à toute personne qui visite la région. Il est aussi possible et agréable de contempler Thala (la source) qui alimente le village et qui n’a subi aucune transformation depuis sa réalisation. Le chemin, qui y conduit est dallé de pierres polies et brillantes pour avoir été empruntées depuis plusieurs générations. Tout autour de la source, il est souvent donné de voir des vieilles femmes portant des outres en peau de chèvre communément appelées : Ayedidh. L’une des particularités dont peut s’enorgueillir ce coin paradisiaque de la Kabylie, c’est sans aucun doute l’imposante stature dont ont hérité ses habitants dotés néanmoins d’une sensibilité et d’une finesse inégalées.
Omar Soualah
