Comme il fallait s’y attendre, le prix des fruits et légumes a connu une ascension sans précédent, à la veille de l’Aïd. En effet, certains produits ont doublé de prix, voire triplé même. A l’image plus particulièrement des haricots verts (mange-tout), qui ont disparu du marché pour réapparaître spécialement ces derniers jours avec le prix exorbitant de 250 DA/kg. Ce n’est pas tout, puisque tous les prix du reste des légumes ont été revus à la hausse. La courgette quant à elle, a dépassé le seuil des 150 DA/kg, les fèves sont cédées à 80 DA/kg et les carottes à 50 DA le kg. Même les navets, d’ailleurs n’ont pas échappé à cette politique d’usure, puisque son prix est de 40 DA. Et dire que tous ces produits, associés bien sûr à la viande du mouton, sont indispensables à la préparation du couscous, un plat qui est communément servi à l’occasion de cette fête. Donc, pour cette fois, beaucoup de foyers seront contraints, malgré eux, de se passer de ce plat traditionnel et très symbolique. On ne peut pas parler de légumes sans les fruits. Là aussi, les prix sont hors de portée, surtout pour les familles nombreuses et aux faibles revenus. Le prix des mandarines est de 80 DA/kg et plus, les oranges à 100 DA, pour ne citer que ces dernières. A cette lourde facture déjà, il faut rajouter celle de l’habillement et bien d’autres frais. Quant au mouton, dont le prix d’achat dépasse les 15 000 DA sur le marché, la grande majorité des citoyens a carrément oublié cette « sunna » pour se rabattre sur la viande congelée ou la viande fraîche importée. Les gens seront-ils vraiment heureux dans de telles circonstances, si ce n’est le plaisir de voir leur progéniture profiter de ces moments de joie que l’Aïd nous apporte, malgré nous.
Farid A.
