Tizi-Gheniff : Les transporteurs ne savent plus à quel saint se vouer – La desserte sur Draâ El-Mizan saturée

Alors que chaque jour, tous les voyageurs constatent avec une grande joie que de nouveaux véhicules peints en jaune ne cessent de venir allonger les longues files d’attente des taxieurs tant à la station de Tizi-Gheniff que celle de Draâ El-Mizan qui assurent cette desserte, il n’en est pas de même pour cette corporation en proie à de multiples problèmes.

«C’est vrai que maintenant les voyageurs ont l’embarras du choix avec des voitures souvent neuves, spacieuses et confortables alors qu’auparavant il fallait jouer des coudes pour pouvoir monter dans un taxi », nous déclarent Aami Ahmed qui attend son tour pour charger depuis plus d’une heure à cette station de Draa-El-Mizan. On assiste à ces scènes devenues quotidiennes et permanentes des personnes qui refusent d’embarquer dans le premier véhicule qui est une R21 de plus de vingt ans d’âge alors que juste derrière attendent de rutilantes « Logan » et autres « Partner ». « Nous faisons face à ce problème mais le plus important c’est que notre corporation à savoir celle de Tizi-Gheniff est obligée de partager cette desserte avec ceux de Draa-El-Mizan sous le code de 51 alors que le notre est le 512. Donc, nous vivons une grande saturation qui nous oblige à attendre plusieurs heures pour charger alors que si les autorités nous aidaient à ouvrir d’autres dessertes cela irait beaucoup mieux pour nous. Ainsi, notre interlocuteur nous apprendra que les taxieurs de Tizi-Gheniff avaient fait de nombreuses démarches auprès des responsables concernés de la wilaya de Boumerdès qui ont répondu favorablement et positivement à leurs doléances mais que des oppositions ont surgi. « Les services de la wilaya de Boumerdès avaient donné leur accord pour une station à Isser mais malheureusement les taxieurs de cette dernière localité avaient refusé catégoriquement  donc,en cas de notre déplacement vers cette localiténous n’avons pas le droit de reprendre des voyageurs alors pour ce qui est de la localité de Chabet El Ameur qui est notre voisine, l’APC de ladite localité nous avait proposé un lieu de stationnement qui équivaut à un refus à peine déguisée »,nous confient plusieurs interlocuteurs. Par ailleurs, nos interlocuteurs n’ont pas hésité surtout à se plaindre de l’augmentation des impôts imposés alors que d’autres qui ont bénéficié de l’aide des dispositifs mis par l’état pour l’achat des véhicules (ANJEJ, ANGEM, CNAC) se plaignent des conditions de remboursement.

Essaid  Mouas