Finie la grève, place maintenant à la récupération du retard pour les élèves des classes d’examens notamment.
D’aucun se demanderait certainement, en effet, sur les modalités à entreprendre pour s’y faire. Et bien, Le ministère de l’Education nationale a appelé hier, justement les élèves touchés par la grève à reprendre les cours la première semaine des vacances pour rattraper le retard. C’est ce que ressort d’un communiqué du même ministère. « Les élèves qui ont été touchés par la grève de certains enseignants sont priés de reprendre les cours la première semaine des vacances (de dimanche 22 au jeudi 26 mars 2015) pour rattraper le retard ». Reste toutefois à savoir si tous les élèves concernés, répondront à l’appel. Dans le cas contraire, la récupération se fera dès le retour des vacances. C’est ce qu’a laissé entendre, d’ailleurs la ministre de l’Éducation nationale hier, à partir d’Oran, où elle a été invitée au « Forum des citoyens », organisé par le groupe de presse « Ouest Tribune ». Benghebrit a affirmé en effet que si les élèves se présentent en classe ce dimanche (aujourd’hui ndlr), les cours seront dispensés normalement. Dans le cas où les élèves, perturbés par cette grève, préfèrent profiter de leurs vacances, les cours seront dispensés à la reprise des cours, en avril prochain. Pour la première responsable de l’Éducation nationale, ce retard reste en tout cas récupérable. Un retard qu’elle a estimé d’ailleurs, à 10 jours seulement. « Dès dimanche (aujourd’hui ndlr), les enseignants reprendront les cours. Nous avons le temps jusqu’au mois de mai prochain pour terminer les programmes et rattraper les retards », a assuré la ministre. Pour cette dernière, le programme pédagogique a été réalisé de 70 à 75%. Selon elle, les évaluations faites de la dernière grève du CNAPESTE « ont montré qu’il n’y a pas eu un grand impact sur les programmes pédagogiques car ceux-ci ont été réalisés à 70 et 75%, suivant les établissements », a-telle précisé. De son coté le CNAPESTE s’est dit, hier, à travers un communiqué rendu public, qu’il était disposé à prendre en charge les élèves sur le plan psychologique et pédagogique et à les accompagner jusqu’à l’achèvement des programmes « sans surcharge ni précipitation ». Tout semble donc rentré dans l’ordre dans le secteur de l’éducation après une perturbation qui n’a que trop duré. Désormais, le secteur met le cap sur la récupération. Voilà donc une bonne nouvelle pour les élèves et leurs parents qui, faut-il le dire, commençaient à s’inquiéter pour le devenir de la présente année scolaire perturbée par une grève lancée depuis le 16 février par le CNAPESTE et qui ne semblait pas en finir. Avant ce syndicat, c’était l’intersyndicale du secteur qui a paralysé les écoles plusieurs jours durant. D’ailleurs, la fédération des parents d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou n’a pas mis beaucoup de temps pour réagir après la fin de cette grève. « La fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou, à travers son assemblée générale extraordinaire qui s’est tenu au lycée Rabah Stambouli (…) a enregistré positivement la reprise des cours qui représente pour nous un facteur de soulagement… », lit-on, en effet, dans un communiqué ponctuant la dite AG, parvenu hier à notre rédaction. Cette même AG, signalons-le, était programmée, il y a quelques jours déjà pour tenter, en fait, à la même fédération, de s’impliquer suite à la grève du CNAPESTE. Cette réaction sera certainement la même chez l’ensemble des parents d’élèves et les élèves eux-mêmes qui doivent désormais penser à la manière pour récupérer ce qui n’est pas encore perdu. Il faut dire que le ministère n’a pas lésiné sur les moyens pour permettre à ces élèves de réussir dans cette mission. Au cours de la même intervention, hier, Benghebrit a annoncé la mise à contribution d’un deuxième CD. Celui-ci, selon la ministre, citée donc par l’APS, contient des sujets d’examen et leurs solutions. Le CD en question sera mis à la disposition des élèves des classes de terminale en avril prochain. « Les deux CD sont un outil et un moyen d’accompagnement et de soutien pour les élèves et ne peuvent, en aucun cas, remplacer l’enseignant », soulignera M. Benghebrit, en affirmant, par ailleurs, que les évaluations des classes d’examens se feront à la base de ce qui a été étudié en classe.
M.O.B.

