L’incivisme a de beaux jours devant lui. Une tournée dans la grande ville d’Akbou nous a renseignés sur cet état de fait.
La cible des casseurs n’est autre que le mobilier urbain. D’aucuns se posent la question sur le pourquoi d’un tel comportement antisocial de certains individus apparemment en mal d’inspiration. Casser un lampadaire ou dégrader un abribus n’est-il pas un acte de folie? Cela traduit-il le mal de vivre des jeunes, lesquels s’adonnent -et en toute impunité S. V. P!- à cette pratique qui ne les honore guère? En tout cas, le paysage « d’émeutes » qui s’offrait à nos yeux à la gare routière de la ville corrobore cette propension. La cible dans ces lieux, où transitent des centaines d’usagers par jour, c’est les abribus installés il y a moins d’une année. Aucun de ces derniers n’a été épargné par les actes de vandalisme. Et dire que l’administration a installé des abribus modernes, aux toits anti-UV pour protéger ces casseurs! Les chaises sont arrachés, les toits aussi, des lambeaux de vitres jonchent le sol,… bref, c’est un décor qui rappelle une atmosphère d’émeute! Résultat des courses: Les usagers se retrouvent contraints de faire le poireau debout sur les trottoirs en attendant l’arrivée des fourgons, au lieu de prendre leurs aises en s’installant confortablement sur les bancs des abribus à l’abri du soleil ou de la pluie. Ces individus, qui opéreraient de nuit, devraient avoir honte de leurs actes ignobles qui restent condamnables, car la ville d’Akbou n’a pas besoin de casseurs mais de citoyens qui protègent les biens publics, notamment le mobilier. Ce n’est malheureusement pas uniquement ce lieu public qui est confronté au déchainement des « barbares », les actes de dégradation touchent systématiquement tous les endroits de la ville. Même le tableau d’affichage électronique installé au fronton du siège de l’APC a été la cible de casse. En effet, ce tableau qui a charmé plus d’un affichait la date, l’heure et la température, ce qui constituait un petit point de renseignement pour les habitants et les visiteurs. Malheureusement, un projectile l’a atteint en lui causant un trou. Le tableau est éteint, comme la conscience éteinte des casseurs, qui ne devraient plus sévir… !
Syphax Y.

