Aït Mendes Cela perdure depuis 2 ans – Des égouts ciel ouvert à Ath Mouh Ouslimane

À Ath Mouh Ouslimane, un quartier du village d’Aït Mendes, sur le chemin des Ath Koufi, dans la commune de Boghni, au Sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, certaines habitations, notamment celles des Mouzaoui, ne sont pas branchées au réseau de l’assainissement. Sur les lieux, le constat est amer : la pestilence et l’insalubrité malmènent les habitants. «Les odeurs nauséabondes nous empêchent d’ouvrir les fenêtres, nos enfants encourent un risque sérieux puisqu’ils jouent dans les environs. Les rats et les animaux errants ainsi que les nuées d’insectes nous rendent la vie cauchemardesque», dira Mr Mouzaoui. Notre interlocuteur nous racontera les faits qui remontent aux années 2010. «L’ancien réseau réalisé au milieu des années 90 a commencé à montrer ses limites en 2010. Les travaux de gaz et de l’AEP réalisés l’ont mis à mal. Le réseau s’obstruait fréquemment mais, à un certain moment, il était saturé puis bouché totalement. Les eaux usées de tout le voisinage (100 habitations environ) se déversaient à ciel ouvert, générant des désagréments insoutenables. Nous avons alors interpellé le service d’hygiène communal à trois reprises, celui-ci nous a orientés vers l’office national de l’assainissement pour déboucher le réseau. Au bout d’une semaine, ils étaient venus mais ils ne pouvaient rien faire, le réseau est hors d’usage. L’ONA a fait le nécessaire et un nouveau projet de réalisation d’un réseau a été financé dans le cadre des projets sectoriel », dira-t-il. Et de préciser : «L’entreprise qui s’est chargée de ce projet a omis de nous raccorder malgré notre demande, et ne nous a pas donné assez de temps pour pouvoir le faire nous-mêmes. Entre temps, la route a été revêtue en BB et même les tampons ont été dissimulés par le bitume. À présent, nous ne pouvons rien entreprendre puisque nous ignorons l’emplacement des regards. Cela a donné naissance à ce cauchemar qui perdure depuis 2 ans. Nous appelons les autorités concernées de faire le nécessaire pour nous raccorder au réseau et nous prémunir des risques relatifs à cet état des lieux à risque ». Notre interlocuteur nous apprendra également que ces habitations ne sont pas encore branchées au réseau de l’AEP. «Depuis la nuit des temps, nous attendons ce précieux liquide, mais il ne vient pas. Nous avons dû creuser un puits pour avoir de l’eau. Avec ces eaux usées, le risque est grand sur notre santé », dira-t-il encore. Rappelons que le nouveau réseau en PEHD est presque achevé puisqu’il ne reste plus que le raccordement des foyers.

Hocine T.