Le maire accusé de «favoritisme»

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Des citoyens de sept villages de la commune de Beni Djelil sont montés au créneau pour dénoncer la manière dont les PCD 2015 ont été répartis par l’exécutif communal. Réunis dans un collectif d’associations locales, ces protestataires accusent le maire de faire du favoritisme. « Nous avons fermé la mairie plusieurs jours durant pour dénoncer la répartition inéquitable des PCD. Sur les 6, 5 milliards accordés à notre APC, l’exécutif communal  a consacré cinq milliards de centimes à quatre village, dont celui du P/APC, et le reste, soit 1,5 milliards, a été réparti sur les sept villages restants », déplorent ces citoyens dans une déclaration rendue publique. Par ailleurs, ce qui exaspère ces frondeurs, c’est « l’entêtement » du P/APC à garder la répartition initiale, malgré la demande du wali de la revoir en collaboration avec le mouvement associatif. « En dépit de l’instruction du wali, en date du 05 mars 2015, ordonnant au maire de procéder à la répartition des PCD par voie de délibération, tout en élargissant la consultation au mouvement associatif, notre P/APC a fait fi de cette instruction et s’entête de son refus et maintient la répartition de la honte », a-t-on souligné. Dans sa réponse, le maire de Beni Djelil « a brandi aux représentants des villages contestataires une décision d’approbation des PCD 2015, émanant des services de la wilaya avec la griffe et signature du wali datée du 09 mars 2015 », lit-on dans la déclaration de ce collectif d’association. Une situation incompréhensible pour ces villageois. « Nous ne comprenons pas comment l’administration demande au P/APC de revoir la répartition d’un PCD puis l’approuve trois jours après », s’est-on indigné. Se sentant « méprisés », les habitants de ces sept villages ont demandé au P/APC de « réaffecter les 1,5 milliards consacrés à leurs localités aux quatre villages ayant bénéficié de cinq milliards de centimes.

Boualem Slimani

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