Béjaïa Crise à l’unité Batigec – Les travailleurs maintiennent la pression

À l’appel du collectif des travailleurs de l’unité Batigec et du comité de solidarité avec les travailleurs, de la wilaya de Béjaïa, les travailleurs de tous les secteurs d’activité ont été sollicités pour une mobilisation permanente, à compter d’hier, devant le siège de la wilaya. Ces rassemblements sont motivés par « le mépris affiché par le directeur général de l’entreprise qui refuse de donner suite aux revendications des travailleurs relatives à la réintégration de tous les travailleurs arbitrairement licenciés, au nombre de 160 », et « la relance des chantiers de l’entreprise au niveau de la wilaya de Béjaïa ». Cette décision a été prise par le collectif des travailleurs de Batigec, lors de l’assemblée générale tenue dimanche, pour évaluer leur mouvement de protestation qui perdure depuis le mois de janvier. Il y a deux semaines, lesdits travailleurs avaient tenu un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya pour réclamer le sauvetage de leur entreprise menacée de liquidation. Avant cela, plus précisément le 19 février, une délégation de leurs représentants avait rencontré le DG pour faire valoir leurs revendications, mais, hélas, celui-ci décidera de la fermeture de l’unité de Béjaïa tout en faisant porter le chapeau aux autorités de wilaya. Pourtant, les employés de cette unité sont convaincus que le recouvrement des créances auprès des services de la wilaya aidera à surmonter les obstacles financiers et permettra à l’unité de redémarrer sur de bonnes bases. Dans sa déclaration, le comité de solidarité avec les travailleurs de la wilaya de Béjaïa, met en garde contre le licenciement en masse que subissent les entreprises de la wilaya et plus particulièrement celle de Batigec. Cette appréhension découle, selon les rédacteurs de la déclaration, de l’incompréhension de la décision du DG de l’entreprise de ne fermer que l’unité de Béjaïa, obéissant ainsi à une orientation qui menace la cohésion nationale et sociale. Pourtant, rappellent-ils, outre le syndicat de l’unité le président de l’APW avait saisi le Premier ministre et le premier responsable de l’entreprise pour ouvrir une perspective d’avenir, afin d’éviter le drame à des centaines de familles.

A. Gana