Timizart 6000 plants d’oliviers distribués à travers la commune – L’oléiculture réhabilitée ?

Pas moins de 6000 plants d’oliviers furent distribués aux agriculteurs de la commune de Timizart au cours du mois de février par les services agricoles de l’APC.

L’engouement pour l’acquisition de ce précieux arbre, tant loué par le grand écrivain Mouloud Mammeri et qui est si cher aux habitants de la région mais aussi dans toute la Kabylie, était visible sur le visage de bénéficiaires de ces plants. En effet, la région de Timizart et partant celle des Ait Djenad sont fort connues par leur production oléicole mais surtout par la qualité de son huile justement. Fort prisée et fort demandée au marché il était vital que cette activité qui fait nourrir des centaines de familles grâce notamment à la prolifération d’huileries tant traditionnelles que modernes, soit relancée. Car il faut le dire, le gros de la production vient des oliviers ancestraux plantés ou greffés par nos parents et qui par la force des choses sont devenus vieillissants ce qui rendait la production de l’huile d’olive aléatoire. Bon an mal an, celle-ci était soumise aux caprices du climat et des aléas des saisons. L’urgence était aussi de remplacer les oliveraies ravagées par les incendies fréquents et qui sont venus à bout de centaines d’oliviers réduisant ainsi comme peau de chagrin la production d’huile d’olive ces derniers temps. « Jadis négligée, car son prix de vente était si bas, l’huile d’olive à connu un essor certain ces derniers années car elle est devenue un produit rare et surtout cher. A titre d’exemple, cette année, le litre de l’huile d’olive est cédé à raison de 700 DA le litre. Aussi pour ne serait-ce que répondre au besoin domestique en cette denrée, beaucoup de familles ont recours à la plantation d’oliviers dans leurs jardins personnels. Cela est visible lors du marché hebdomadaire où l’ont voit l’empressement des fellahs de la région à acheter auprès des revendeurs d’arbustes des plants d’oliviers. C’est dire toute l’importance qu’accordent nos paysans à l’oléiculture » Nous dira un fellah de la région. Pour sa part N. M. Amar, ingénieur en agronomie, pense qu’il est bon que des statistiques sur la production réelle de la région soit mise sur pied afin de quantifier les besoins locaux en la matière et dégager des voies pour exporter le surplus de la production ailleurs pour dégager des bénéfices certains pour les opérateurs de ce secteur vital. Pour cela il est urgent de créer un label local, le mettre en exergue afin de le faire connaître et de l’imposer comme marque de référence tant au niveau national qu’international. Des salons pour cette production doivent voir le jour afin de faire connaître les différents produits et qualités d’huile mise en vente, mais aussi de stimuler la concurrence entre producteurs, enfin professionnalisés, pour un plus de production tant en quantité qu’en qualité. Les autorités locales et wilayales peuvent favoriser ce genre d’entreprises en encourageant les producteurs à se regrouper en SARL ou en coopératives. Je pense que seule cette organisation en amont et en aval pourrait faire vivre les oléiculteurs de la région mais aussi de toute la Kabylie de leur seule récolte.

 A. S Amazigh.