La commune des Ouadhias, à plus de 35 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, commence peu à peu à sortir la tête de l’eau.
En effet, malgré les entraves et les retards signalés dans la réalisation de plusieurs projets, notamment ceux d’envergure, les responsables restent optimistes et défendent leur bilan après 26 mois de règne. De prime abord, le projet portant la réalisation de l’ovoïde et de la station d’épuration tarde toujours à voir le jour malgré les démarches administratives qui ont été effectuées depuis plusieurs années, laissant ainsi des eaux usées couler dans un grand oued qui ressemble à celui d’El Harrach au grand désarroi des habitants de la ville. « Le projet de l’ovoïde, pourtant promis par deux ministres, reste encore une lettre morte ! Les habitants du chef-lieu endurent les pires moments de leur vie, notamment durant la période des grandes chaleurs, où l’air est insupportable, pestilent au point où nous ne pouvons même pas ouvrir les portes et fenêtres pour empêcher l’entrée de ces odeurs à l’intérieur de nos foyers. C’est précaire, mais cela dure depuis des lustres ! », tonnera un habitant du chef-lieu communal. De son côté le maire, M. Akir Youcef, avance que le premier appel d’offres a eu lieu il y a presque un an. Cependant, le marché s’avère infructueux. « Le projet a été inscrit et l’appel d’offres lancé mais le marché s’avère infructueux. Nous espérons que cette fois le projet aboutira pour mettre un terme à la souffrance de nos concitoyens », indiquera l’édile qui précise que l’estimation du projet est de l’ordre de 89 milliards de centimes. C’est le même son de cloche pour la STEP. Les travaux sont aussi renvoyés aux calendes grecques. Sur le même ordre d’idée, M. Akir affirme que plusieurs opérations ont été inscrites dans le cadre des PCD 2015. Des projets relatifs, selon lui, au réseau d’assainissement dans les deux grands villages de la commune, à savoir Ouadhias Tribu et Taguemount El Djedid. Quant au réseau d’AEP, pour rappel, beaucoup d’encre a coulé quant à beaucoup de conduites dans cette localité qui possèdent de l’amiante, notamment à la cité Abane Ramdane et au sud-est de la ville. Ici, notre interlocuteur souligne qu’une partie a été réalisée à la cité Abane Ramdane et du côté sud-est du chef-lieu communal. « Nous avons inscrit le reste dans un autre programme et ce pour éradiquer ces conduites en amiante », a-t-il réitéré. Le maire accable néanmoins l’ADE concernant les nombreuses fuites d’eau enregistrées. « Le réseau d’AEP au chef-lieu a été mal fait, sinon comment se fait-il que des fuites apparaissent un peu partout dans la ville ? », s’interrogera-t-il.
L’hôpital de 60 lits pour se consoler
Les travaux du projet portant réalisation de l’hôpital de 60 lits extensibles, qui, pour rappel, a été inscrit au même titre que les 5 autres inscrits à l’indicatif de la wilaya de Tizi-Ouzou, sont en cours depuis la fin de l’année passée, au grand bonheur de la population dépassant les 100 000 habitants. Il faut noter que les deux polycliniques que possède la daïra des Ouadhias ne peuvent en aucun cas faire face à la demande des patients, notamment pour les cas urgents. Celle des Ouadhias, puisqu’elle reste jusque-là la seule structure qui assure 24/24h, se trouve incapable de répondre à la demande accrue d’une population croissante et surtout exigeante avec les manques de moyens, notamment en ce qui concerne l’ambulance, la sécurité entre autres. Le personnel exerce souvent sous pression et il est agressé à maintes reprises. « C’est la débandade notamment la nuit ! », lance un infirmier. Un autre lui emboitera le pas en disant : « C’est à la faveur de la nuit que des délinquants viennent pour faire leur dictat ». Le maire de la collectivité que nous avons abordé à ce sujet, n’a pas raté l’occasion pour alerter les services concernés afin de doter cet établissement d’une ambulance neuve. « C’est un casse-tête chinois concernant les évacuations. Les équipes de garde ont eu, à maintes reprises, recours à la Protection civile pour acheminer les patients vers les hôpitaux », tonnera-t-il. Par ailleurs, l’édile souligne que la feuille de route a été établie avec le directeur de l’EPSP des Ouacifs quant à l’amélioration du service d’accueil et la prise en charge des malades. « Depuis la venue du M. Ammarkhodja, directeur de l’EPSP des Ouacifs, une feuille de route a été établie pour remédier à ces lacunes », soulignera-t-il. Concernant les deux salles de soins prévues pour la commune, le logement de fonction et l’unité de soins des Ouadhias Tribu, prise par le feu suite à un court-circuit, ils ont été pris en charge par la mairie. « Un montant de 269 millions a été débloqué pour la prise en charge de ce dispensaire », a-t-il signalé. Concernant la salle de soins de Taguemount El Djedid, le maire avance un problème d’étanchéité et quelques travaux d’entretien. « Nous avons retenu une cagnotte pour sa prise en charge dans le cadre des PCD 2015 ».
Du nouveau pour la jeunesse et les sports
Parmi les grands acquis que cette commune mère vient de recevoir après l’hôpital de 60 lits, est la pose de la pelouse synthétique où les travaux s’apprêtent à être achevés au grand bonheur des férus de la balle ronde et les jeunes talents du club du FCO qui accueille ses adversaires hors de ses bases. Donc, la mise en service de cet espace tant attendu fera sans doute le bonheur de toute la région. M Akir dira que les travaux de ce tartan n’avancent pas comme il se doit « le projet accuse un peu de retard mais bref, l’essentiel aujourd’hui est que celui-ci sera mis en service au grand bonheur de tout le monde ». En outre, le premier responsable de la mairie nous fera savoir qu’un autre projet sera implanté à côté de ce stade. Il s’agit en effet d’une piscine semi-olympique accordée par la DJS de Tizi-Ouzou. Au village de Ouadhia Tribu, une aire de jeu a été réalisée depuis déjà longtemps et nécessite un peu de travaux d’entretien. A Taguemount El Djedid, cette structure est inexistante et les responsables locaux sont à la recherche d’un terrain pour implanter un petit stade pour la masse juvénile. Par ailleurs, plusieurs anomalies ont été soulevées par le P/APC concernant l’état des lieux de la bibliothèque communale et les foyers de jeunes « Pour la bibliothèque communale, nous avions mis tous les moyens pour la faire fonctionner après qu’on a comblé toutes les insuffisances » précisant que celle-ci sera mise en service le 16 Avril prochain à l’occasion de la journée du savoir. C’est le même topo pour le foyer de jeunes de Ouadhia Tribu qui se trouve actuellement dans un état de délabrement « des travaux d’aménagement seront engagés incessamment pour faire bénéficier nos jeunes de ses avantages et ainsi d’inscrire un autre pour Taguemount El Dedid » a-t-il ajouté.
habitat rural, logements…
Le maire de la collectivité regrettera quant au quota alloué à l’APC en ce qui concerne l’habitat rural. Il dira qu’avec des miettes, on ne pourra jamais satisfaire la demande exprimée « on a plus de 1 000 demandes et l’APC n’a reçu que 100 aides », a-t-il déclaré avant d’enchaîner « les postulants affluent chaque jour au service de l’APC pour s’enquérir des nouvelles. Mais quoi faire, nos agents sont souvent harcelés ». Les 32 logements sont confrontés au problème d’assiette alors que les 342 autres logements promis à la périphérie de l’hôpital n’ont pas encore démarré.
Le parc roulant de l’APC a, depuis peu de temps, été renforcé par des engins conçus pour le ramassage d’ordures et pour le ramassage scolaire. Pour le premier, 2 camions à benne tasseuse et de 2 tracteurs ainsi qu’un autre camion ont été mis en place pour acheminer les ordures ménagères jusqu’à la décharge de Oued Falli. « Pour l’heure, le collecte s’effectue tous les deux jours compte tenu de l’éloignement de la décharge de notre localité et à la faveur de la mise en service de celle de Boghni, nous allons assurer cette collecte quotidiennement » a affirmé le maire. Quant au deuxième, il va sans dire que ce service est assuré pour tout le monde (garçons et filles) notamment avec le renforcement de ce service de 4 minibus, 1 trolley et un autre en perspective. Pour l’aménagement urbain, le marché couvert, la fibre optique, le gaz de ville.
M. Zerbout

