Les bureaux de main-d’œuvre de l’Etat, malgré leur implantation à travers tout le territoire national, n’arrivent pas à réguler le flux de personnes les sollicitant pour une demande d’emploi dans les secteurs public et privé.
Devant le souci de répondre à une forte demande d’emplois et sachant que les bureaux de main-d’œuvre existant ne répondent pas de manière à juguler ce fléau, le privé est appelé à prêter main-forte aux agences nationales d’emploi pour mener à bien cette tâche de recrutement du personnel.
Le décret exécutif adopté en conseil du gouvernement le mercredi 11/10/2006 permet « aux organismes privés de placement des travailleurs d’exercer leurs activités dans un cadre juridique axé sur les critères d’efficacité, de transparence et de complémentarité avec le service public de l’emploi ». Ce texte de loi prévoit une commission intersectorielle qui a pour mission de fixer les modalités d’octroi des agréments à la personne physique ou morale désirant activer dans le placement des travailleurs. Cette commission a pour rôle aussi de retirer l’agrément aux personnes engagées et non respectueuses des conditions contenues dans le cahier des charges établi par le ministère de l’Emploi. L’objectif de cette nouvelle décision n’est autre que « d’insuffler une dynamique nouvelle aux mesures engagées dans le cadre de la politique de résorption du chômage. «
Dans le texte, il est fait allusion au contrôle très strict de ces bureaux de recrutement privés pour éviter une embauche orientée vers une région plutôt que vers l’ensemble du territoire.
A. Cherif
